Madagascar: Andry Rajoelina fait sa rentrée médiatique et politique

L'ex-président malgache, Andry Rajoelina, le 1er février 2018, à Paris, en France.
© THOMAS SAMSON / AFP

A Madagascar, l'ancien président de la transition, Andry Rajoelina, fait sa rentrée médiatique et politique. Le 17 février, il était sur le plateau de la chaîne de télévision Viva dont il est le fondateur. Répondant aux questions de quatre journalistes de différentes chaînes de télévision, l'ancien homme fort de la Grande Ile a présenté sa plateforme baptisée « Initiative pour l'émergence de Madagascar », un projet pour amorcer le développement du pays. Le tout devant un parterre de 400 invités composés d'hommes politiques, d'entrepreneurs, d'universitaires ou encore d'étudiants. L'émission sera diffusée sur trois chaines de télévision malgache ce 18 février.

En costume bleu et cravate orange, aux couleurs de son parti, Andry Rajoelina, qui parle de lui à la troisième personne, a fait l'état des lieux de la Grande Ile pendant près de deux heures, chiffres à l'appui, en pointant la cinquième place de Madagascar dans le classement des pays les plus pauvres au monde.

Avec sa plateforme qui regroupe des experts nationaux et internationaux, Andry Rajoelina ambitionne de rattraper en cinq ans le retard de développement du pays. Il n'a pas annoncé sa candidature à l'élection présidentielle mais ses intentions laissent peu de doute. Le leader de la « révolution orange » est d'ailleurs revenu sur sa prise de pouvoir en 2009.

« Nous pouvons rétablir une vérité, a-t-il déclaré. Tout le monde connaît la définition du mot "putschiste". C'est quelqu'un qui prend le pouvoir en utilisant des armes et l'armée. Ce n'est pas ce qui s'est passé. Il y a quelques jours, le président Jacob Zuma a démissionné. Il n'y a pas eu d'élection. Pourquoi personne ne dit que c'est un coup d'Etat ? Je ne suis pas un putschiste, Andry Rajoelina est un révolutionnaire et un patriote ».

Alliance avec Marc Ravalomanana ?

En mars 2009, Marc Ravalomanana, alors président, était contraint à la démission à la suite de manifestations populaires et après avoir été abandonné puis renversé par l'armée.

Le leader du Mapar est d'ailleurs revenu sur l'éventuelle alliance politique évoquée par Marc Ravalomanana en janvier dernier. « L'Initiative pour l'émergence de Madagascar ne refuse personne, a précisé Andry Rajoelina. Si nous sommes amenés à chercher ensemble des solutions pour le pays, cela ne voudra pas dire que nous allons former un seul et même parti. Le président Ravalomanana ne soutiendra jamais le Mapar et moi, je ne soutiendrai jamais le TIM. C'est impossible ».

Silencieux pendant quatre ans, l'ancien président de la transition n'a pas manqué de tacler le bilan de son ancien ministre des Finances et actuel président de la République. Hery Rajaonarimampianina avait été le candidat soutenu par Andry Rajoelina lors de l’élection présidentielle de 2013.

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