Mali: deux soldats français tués par l'explosion d'une mine artisanale

La patrouille de Barkhane a été victime d'une bombe artisanale alors qu'elle circulait à l'ouest de Menaka.
© REUTERS/Christophe Petit Tesson/Pool

Au Mali encore deux soldats français ont été tués lors d'une opération de l'armée française mercredi 21 février.  Le président de la République Emmanuel Macron a fait part de sa « très vive émotion » alors que la ministre des Armées, Florence Parly, « s'associe à la douleur des familles ». Un 3e soldat blessé a été transféré vers la base française de GAO.  Cette attaque intervient à l'avant-veille de la réunion de Bruxelles pour le financement de la force conjointe du G5 Sahel, prévue à terme pour succéder à la force Barkhane. Vingt-deux soldats français ont été tués au Sahel depuis le début de l'opération Serval en 2013.

Selon nos informations, la patrouille de Barkhane a été victime  d'une bombe artisanale alors qu'elle circulait à l'ouest de Menaka, probablement sur la RN 20, sur l'axe Anssongo-Menaka. L'état-major assure que les militaires français effectuaient une mission de contrôle de zone.

Depuis novembre, l'armée française essaye d'occuper le terrain, particulièrement dans la zone des trois frontières, Burkina, Mali, Niger. C'est déjà dans cette zone à la hauteur de la ville d'In Délimane qu'un blindé français avait été ciblé par une attaque au véhicule suicide le 11 janvier dernier, trois soldats avaient été blessés.

La zone où a eu lieu l'attaque est connue pour être un secteur où opèrent les hommes du mouvement EIGS, Etat islamique pour le Grand Sahara et plus au sud au Burkina le groupe Ansaru al-Islam. Pour l'heure l'attaque n’a pas été revendiquée.

Les deux jeunes soldats tués appartenaient au 1er régiment de Spahis de Valence. Selon l'EMA ils circulaient en Véhicule blindé léger (VBL), un engin très mobile conçu dans les années 1980,  mais qui n'est pas à la norme MRAP (Mine Ambush Résistant Protected) qui garantit en principe une certaine résistance aux engins explosifs dissimulés dans le sol.

En 2016, quatre militaires français engagés dans des convois logistiques  avaient été tués par ces mines artisanales, dans l'extrême nord du Mali, l'état-major avait ensuite décidé de déployer des moyens de détection et de déminages supplémentaires.

 

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