Republier
RCA

Centrafrique: affrontements meurtriers entre deux groupes armés au PK5

Un milicien monte la garde à l'entrée du siège du groupe «Force d'autodéfense» dans le quartier à majorité musulmane du PK5 à Bangui, le 15 novembre 2017.
© FLORENT VERGNES / AFP

Au moins trois personnes ont été tuées et sept autres blessées, selon un bilan provisoire, dans des affrontements au PK5, quartier commerçant où vivent la plupart des musulmans de Bangui. Les heurts ont éclaté jeudi 22 février au soir et ont repris de plus belle ce vendredi matin, opposant deux groupes armés du quartiers.

Le PK5 s'est réveillé ce vendredi matin aux sons de tirs nourris d'armes automatiques et d'explosions. Après une accalmie vers 9h, des tirs sporadiques étaient de nouveau signalés en milieu de matinée.

Tout a commencé jeudi selon les informations de RFI. Pour une raison indéterminée, deux jeunes travaillant pour un certain « You le géant » auraient été abattus par des éléments appartenant à Anemeri Matar, surnommé « Force ».

Des éléments de « You » auraient lancé des représailles dans la matinée contre la base du groupe de « Force ». Un homme a été tué et au moins six blessés ont été dépêchés par la suite vers des hôpitaux de la ville.

Tension croissante

Cette flambée de violences résulte d'une tension croissante dans le quartier depuis des semaines. Les commerçants du PK5 sont très remontés contre « Force » – souvent décrit comme un chef de gang – et son groupe « d'autodéfense ».

Depuis un mois, ces commerçants refusent de payer la « protection » qu'il leur impose. Ils parlent pour beaucoup d'entre eux de « racket ». Beaucoup de commerçants se sont d'ailleurs tournés vers le groupe de « You » pour assurer la sécurité de leurs magasins. « Force » le voit donc comme un concurrent « direct ».

Mise en garde de la Minusca

Depuis des semaines, les commerçants exhortent la Minusca à intervenir contre « Force » et son groupe, sans résultat sinon une mise en garde publique de la mission onusienne mercredi contre les chefs de milices du quartier.

Une obscure histoire de braquage de moto jeudi a donc suffi à enflammer une situation explosive. Une réunion en présence du ministre de la Sécurité publique et de notables du quartier se poursuivait à la mi-journée au Kilomètre 5.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.