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Burundi Ouganda

La communauté est-africaine impuissante face à la crise au Burundi

Le premier vice-président du Burundi (g.) Gaston Sindimwo lors du 19e sommet des chefs d'Etat de la Communauté des Etats est-africains, le 23 février 2018, à Kampala (Ouganda).
© Gaël Grilhot/RFI

Le 19e sommet de la communauté est-africaine s'est tenu cette semaine en Ouganda. Les présidents burundais Pierre Nkurunziza et rwandais Paul Kagame étaient absents. Par contre, le président Salva Kiir était présent. Un sommet axé plus spécifiquement sur la santé et les infrastructures. Mais parmi les autres questions à l'ordre du jour : le Burundi, dont l'Ouganda est officiellement le médiateur dans la crise et dont les avancées restent très limitées.

Benjamin Mkapa, le facilitateur de la médiation burundaise, a rendu hier vendredi son rapport à la délégation est-africaine. Sa principale conclusion : le gouvernement burundais n'est toujours pas prêt à intégrer les différents acteurs de la crise dans les discussions. « Le rapport du président Mkapa indique qu'il y a encore de nombreux défis pour rassembler le président Nkurunziza et le leader de l'opposition. Le gouvernement doit s'ouvrir un peu et permettre la participation de toutes les parties pour commencer à négocier une solution au problème burundais », explique Oryem Okello, ministre des Affaires étrangères ougandais.

Une médiation à l'arrêt, tant et si bien que Benjamin Mkapa souhaitait démissionner. La communauté est-africaine a demandé à ce qu'il poursuive sa mission. Côté burundais, cela n'engage en rien à la poursuite des discussions.

« Le sommet a considéré le risque qu'il y avait à perdre la main sur le dossier, explique Alain Aimé Nyamitwe, ministre des Affaires étrangères burundais. Et les conséquences que cela aurait pu porter, non seulement au processus mais aussi à la région en général. Et les décisions qui ont été prises l'ont été sur cette base-là. Maintenant, quelle est la position qui sera celle du gouvernement burundais ? Il me semble qu'il serait peut-être un peu trop tôt de se prononcer. En tout cas j'ai déjà fait rapport, j'attends la réaction officielle. »

Après la clôture officielle du sommet, le vice-président burundais a rencontré le président ougandais en privé. Il a notamment été question du respect des accords d'Arusha lors du référendum prévu en mai prochain au Burundi.

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