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Guinée

Guinée: un manifestant tué lors de la journée «ville morte» à Conakry

Des heurts ont éclaté entre des manifestants et les forces de l'ordre, ici à Conakry, le mardi 6 février 2018, après les élections communales contestées par l'opposition.
© CELLOU BINANI / AFP

En Guinée, au moins une personne a été tuée par balle et plusieurs personnes ont été blessées, ce lundi 26 février, lors de heurts entre forces de l’ordre et jeunes manifestants à Conakry, dans le quartier de Hamdallaye. L’opposition avait lancé un appel à une journée « ville morte » pour protester contre ce qu'elle appelle la « fraude généralisée » lors du scrutin communal du 4 février dernier. Son appel, largement suivi, coïncidait avec la grève de deux autres syndicats, celui de l'Education et celui de l'Union générale des travailleurs de Guinée.

Une administration au ralenti, les grands axes paralysés à cause de barricades érigées çà et là, des pneus brûlés, des poubelles renversées sur la chaussée… voilà à quoi ressemblait, ce lundi 26 février, la ville de Conakry.

Ajoutez à ce désordre-là, la fermeture de tous les commerces comme le grand marché de Madina, le poumon économique de la capitale qui a aussi observé l’appel à Conakry « ville morte ».

Tôt le matin, ce sont des centaines de jeunes habitant dans tous les quartiers de la capitale qui sont sortis pour rappeler que la journée devrait être « morte ». Même le centre administratif et des affaires de la presqu’île de Kaloum, siège du parlais présidentiel, n’a pas été épargné.

Des dizaines de jeunes de Collectif mobilisation citoyenne pour sauver l’école guinéenne ont surpris les autorités avec un défilé, vite dispersé par les forces de l‘ordre à coups de gaz lacrymogènes, avant l’interpellation de quinze de ses membres qui seront relâchés plus tard.

C’était là les ingrédients pour une journée mouvementée qui allait connaître des affrontements entre jeunes des quartiers chauds, traditionnellement favorables à l’opposition et forces de l’ordre qui se sont poursuivis jusqu’en début de soirée.

Côté syndicats, c’est le statu quo. Depuis le 12 février dernier, presque toutes les écoles du primaire et du secondaire sont fermées à cause d’une grève lancée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée.

A la fin de cette journée, un jeune a été tué par balle, à Conakry, et d’autres ont été blessés dont deux étaient toujours en soins intensifs, selon une source hospitalière.

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