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Gabon

Entre l'Etat gabonais et le groupe français Veolia, la guerre des mots continue

Le siège de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) à Libreville.
© AFP PHOTO / COUMBA SYLLA

Au Gabon, les échanges musclés se poursuivent entre l'Etat et le groupe français Veolia, dont le contrat de concession pour la fourniture d'eau et d'électricité a été brutalement rompu par le gouvernement gabonais. Mardi 27 février, le ministre gabonais de la Communication et porte-parole du gouvernement a donné une conférence de presse pour « apporter une réplique à la communication agressive de Veolia ». Le groupe français a également réagi.

Alain Claude Bilie By Nze a attaqué Veolia sur les investissements. Le groupe français affirme avoir investi 399 milliards de francs CFA en 20 ans. Très peu par rapport aux mille milliards investis par le gouvernement, a-t-il dit avant de s'appesantir sur l'épineuse question de la dette.

« Veolia a indiqué que l’Etat lui est redevable d’une dette d’environ 44 milliards de francs CFA. Mais que dans le même temps, la SEEG [la Société d'énergie et d'eau du Gabon, ndlr] doit à l’Etat un montant de 27 milliards de francs CFA, reconnu par les deux parties. L’Etat a procédé à une compensation en cédant une partie de ses revenus. Aussi, après cette compensation et après prise en charge des intérêts, la dette de l’Etat vis-à-vis de la SEEG, au 31 décembre 2016, s’élevait à 13 milliards de francs CFA. »

 → A (RE)LIRE : SEEG: passation de pouvoir entre Veolia et le Gabon

Le ministre a par ailleurs accusé Veolia d'avoir pollué plusieurs rivières. « Les carburants sont directement déversés dans les rivières et les lacs. C’est le cas dans la totalité des sites de SEEG-Veolia. »

Dans une réplique écrite depuis Paris, Veolia affirme avoir été auditée plus de 10 fois en 10 ans. Jamais ces pollutions n'ont été mises en lumière. En 20 ans, seul un site a été pollué et réhabilité par des spécialistes, affirme Veolia.

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