Afrique de l'Est: les école privées à bas prix Bridge dans la tourmente

Des écoliers, des professeurs et leurs parents manifestent à Nsumbi, en Ouganda, en novembre 2016 contre la fermeture d'écoles du programme Bridge international academies.
© RFI / Gaël Grilhot

Fondée en 2008, la start-up Bridge International Academies - lancée au Kenya par deux américains - a ouvert des centaines d’écoles privées à bas coût en Afrique, principalement au Kenya, mais aussi en Ouganda et au Nigeria. Or aujourd’hui, ces établissements sont de plus en plus controversés.

Ce 1er mars, 88 organisations de la société civile du monde entier ont envoyé une lettre aux investisseurs de Bridge International Academies pour leur demander de cesser leur soutien à cette start-up américaine d'écoles à bas coût sur le continent africain fondée en 2008.

Parmi les destinataires, on compte le patron de Facebook Mark Zuckerberg et le fondateur de Microsoft Bill Gates, dont les fondations sont des investisseurs directs. Mais l'on retrouve aussi des investisseurs indirects, comme la Banque européenne d’investissement (BEI) ou encore Proparco, une filiale de l’Agence française de développement (AFD) dédiée au secteur privé.

Manque de transparence

Ces derniers ont investi dans le fond Novastar Ventures qui soutient Bridge International Academies. La start-up, qui entend révolutionner l’éducation en Afrique en proposant un enseignement de qualité à bas prix connaît un grand succès auprès des investisseurs.

Mais les ONG mettent en cause un manque de transparence, un enseignement au rabais et un non-respect de la loi dans certains pays.

L’entreprise est par exemple engagée depuis deux ans dans un bras de fer avec le gouvernement ougandais qui affirme que les écoles ne sont pas conformes aux normes d'hygiène et de sécurité. En novembre dernier, le Parlement britannique faisait par ailleurs part d’inquiétudes quant à la qualité de l’éducation dans certaines de ces écoles.

« Des critiques fondées sur des demi-vérités », répond Morrison Rwakakamba. Le directeur de Bridge International Academy en Ouganda assure que les établissements sont en cours de régularisation et que les élèves des écoles Bridge ont des résultats supérieurs aux moyennes nationales.

Dans ce message sur le réseau social Twitter, Morrison Rwakakamba parle de « farce » au sujet de la lettre des 88 ONG.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.