Ouagadougou: qui est Hassan al-Ansari, tué dans un raid français en février?

Des soldats français de Barkhane et des ex-rebelles de la CMA (Coordination des mouvements de l'Azawad, dans les rues de Kidal, dans le nord du Mali, le 25 octobre 2016.
© STRINGER / AFP

La double attaque terroriste contre Ouagadougou a été revendiquée samedi 3 mars par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM). Dans un communiqué, la coalition jihadiste dirigée par Iyad Ag Ghali affirme notamment avoir voulu répondre au raid français mené le 14 février dernier dans le nord du Mali. Parmi les combattants tués lors de ce raid, figurait un certain Hassan al-Ansari.

Hassan al-Ansari, de son vrai nom, Mohamed Ould Nouini, était originaire du nord du Mali. « C’est un gros calibre », explique une source sécuritaire locale. « Grosse pointure », renchérit une source sécuritaire étrangère.

L’homme apparaît dans la photo annonçant en mars 2017 la naissance d’un Groupe de soutien à l’islam et au musulman (GSIM). Depuis, il était devenu le représentant du groupe dans la région de Gao. Les armes, la stratégie, ce serait lui. Avant de rallier Iyad Ag Ghali, Hassan al-Ansari était le principal chef militaire d’Al-Mourabitoune, l’ancien groupe de l’Algérien Belkmokhtar. Il a occupé ce poste après la mort d’une autre grosse pointure, Ahmed al-Tilemsi.

Pour justifier les opérations contre la capitale du Burkina Faso, le groupe d’Iyad Ag Ghali parle dans le communiqué « d’attaque menée en représailles au raid français, dans lequel plusieurs de ses combattants » ont péri. Hassan al-Ansari est le premier nom des jihadistes tués qui apparaît dans le même communiqué, ce qui confirme qu’il était très important dans la galaxie jihadiste du nord du Mali.

Le bilan des attaques de vendredi à Ouagadougou est toujours de 16 morts. Mais contrairement à ce qui était annoncé jusqu'à présent, ce ne sont pas huit mais sept membres des forces de sécurité qui ont perdu la vie, tandis qu'on compte neuf assaillants tués et non pas huit.

Par ailleurs, un suspect présumé impliqué dans l'attaque contre l'état-major de l'armée burkinabè est entendu depuis samedi par la justice burkinabè, selon une source gouvernementale. Il pourrait même être « un cerveau » de l'attaque,  selon cette même source qui fait aussi état de « soupçons très forts d'infiltrés dans l'armée » qui auraient renseigné les terroristes.

Un magistrat français de la section antiterroriste du parquet de Paris ainsi que plusieurs enquêteurs ont été dépêchés par la France, à Ouagadougou. Dès vendredi, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour tentative d'assassinat terroriste, après les attaques survenues contre l'ambassade de France et l'état-major burkinabè.

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