Madagascar: une initiative pour améliorer la transparence des finances publiques

L'accès libres aux données des finances publiques est un enjeu très important à Madagascar, pour l'ONG Transparancy International.
© REUTERS/Kacper Pempel/Files

Madagascar est le 155e pays le plus corrompu du monde, sur 180, selon le dernier classement de Transparency International. L’ONG vient d'organiser à Madagascar une conférence sur l’ « open data », les données en libre accès, dans les finances publiques, afin que chacun sache comment est utilisé l'argent public.

Savoir où va l’argent de ses impôts, consulter les tarifs et les frais des services publics… Autant de données auxquelles le contribuable malgache ne peut pas vraiment accéder.

Prisca Rananjarison est journaliste indépendante et co-anime la conférence. Pour elle, le pacte de confiance entre l’Etat et sa population est indispensable. « Je suis une entrepreneure, j’ai le droit de savoir où vont les 5 % que je paie tous les mois dans mes prestations. Donc, ça garantit une certaine transparence et cela permet aussi une bonne gouvernance. Parce que l’Etat doit ça à sa population. Où va l’argent de la population, comment on l’utilise et à quels fins ? »

Pour Transparency International, il y a une corrélation forte entre ces données ouvertes et la performance dans la lutte contre la corruption. Par exemple, si les administrations publiaient systématiquement leurs budgets, il serait plus facile d’y repérer les dépenses et les marchés suspects.

Frédéric Lesné, conseiller à Transparency International, veut monter un cran au-dessus. « Un de nos objectifs cette année, ça va être de pousser à l’adoption d’une loi sur l’accès à l’information. Et donc, avec cette loi, on espère que les administrations seront plus disposées à mettre en ligne leurs données. »

Reste que l’open data se confronte à un autre problème à Madagascar, qui est l’accès à internet. Sur 24 millions d’habitants, seulement 2 millions sont des internautes.

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