Republier
Madagascar

A Madagascar, un ras-le-bol général de l'insécurité

«Insécurité/Kidnapping Aok'zay!». La plateforme espère mobiliser les citoyens de tous milieux sur l'île. Elle les encourage à inonder les réseaux sociaux avec les hashtags #insecuriteAok_zay et #kidnappingAok_zay et à se prendre en photo logo en main.
© Sarah Tétaud/RFI

A Madagascar, devant la multiplication des actes de violence quotidienne, d'enlèvements et autres formes d'insécurité, ils ont décidé de s'unir pour dénoncer une situation devenue critique. « Ils », ce sont les acteurs du secteur privé, de la société civile ainsi que les syndicats des travailleurs. Pour la première fois, ils parlent d'une seule et même voix et espèrent bien mobiliser les citoyens pour pousser les autorités à agir. Vraiment.

La plateforme ne porte pas de nom mais arbore un slogan : « Aok'zay », « ça suffit » en malgache. Et à voir les logos des quelque 30 membres qui la composent, on comprend que c'est sans précédent. Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), Syndicat des industries (SIM), exportateurs de Vanille (GEVM), Collectif des Français d'origine indienne (CFOIM)... tous dénoncent une insécurité galopante dans le pays, dans les villes comme en brousse.

Lilia Ravoniarisoa, la représentante de la Fédération des femmes rurales à Madagascar (FVTM), raconte le nouveau mode opératoire des voleurs de zébus.
« Il y a des villages où il n'y a plus de boeufs. Et les Dahalos arrivent et kidnappent des enfants pour faire pression sur les familles afin qu'elles donnent de l'argent. Et ça, c'est nouveau. »

Une population terrorisée. Et des secteurs d'activités entiers fragilisés, comme l'explique Lytah Razafimahefa, le vice-président de la Confédération du tourisme de Madagascar. « Si l'insécurité continue à être grandissante dans le pays, les touristes vont être réticents à venir à Madagascar. Et ça va avoir un impact énorme sur l'économie et sur le développement durable de notre pays. »

Agir avant que la situation ne devienne catastrophique. Et en guise de première action nationale, la plateforme appelle tous les habitants de l'île à manifester bruyamment leur ras-le-bol en actionnant cloches, sirènes et klaxons le 15 mars prochain entre 12h et 12h05. L'objectif, à terme, est d'aboutir à l'organisation d'une table ronde avec les autorités pour trouver des solutions.

→ (RE)LIRE: Madagascar: les députés estiment qu’il faut faire plus contre l’insécurité

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.