RDC: le rendez-vous entre l'Etat et les compagnies minières reporté

Une mine d'or en République démocratique du Congo.
© Getty images/Simon Dawson/Bloomberg

Ils étaient bien au rendez-vous, les PDG des grandes sociétés minières présentes en RDC. Mais le rendez-vous avec Joseph Kabila prévu pour ce mardi 6 mars a été reporté, peut-être à demain. Les patrons de Glencore, le géant du cobalt, de CMOC, la compagnie chinoise ou encore de Randgold, la société sud-africaine spécialisée dans l'or, tous sont vent debout contre le nouveau Code minier. Ils avaient demandé début février ce rendez-vous avec le chef de l'Etat congolais qui doit promulguer cette loi.

Aucune explication officielle n'a été donnée, ni de nouvelle date ou même de lieu annoncé pour cette rencontre au sommet. Sans doute demain, murmure-t-on. Un report qui n'est pas tout à fait anodin, car le ministre congolais des Mines dans sa lettre-invitation avait exigé la présence de ces PDG le 6 mars. « Aucune représentation ne sera tolérée », pouvait-on lire dans ce courrier datée du 2 mars, intitulé « urgent ».

Les autorités congolaises qui avaient déjà pris un bon mois pour répondre à la demande de rendez-vous de ces grands chefs d'entreprises, ne leur ont laissé que quatre jours pour répondre à cette invitation, qu'on pourrait même qualifier de convocation. Et par la plume de Mark Bristow, le patron de Rangold, ils ont même confirmé la liste des personnalités « présentes », uniquement des PDG, pour la société chinoise Cmoc, c'est même le PDG chinois qui vient et non l'Américain qui gère pourtant les projets au Congo.

« C'est encore une manière de créer un rapport de force », commente un expert du secteur minier, « une manière, selon lui, pour le président Kabila de montrer à ces entreprises qu'elles sont en demande et non lui ». Pour rappel, les miniers veulent que le président Kabila ne promulgue pas ce Code minier qui augmente toutes les taxes et remet en cause les engagements passés, symbolisés par ce qu'on appelle la « clause de stabilité » des contrats miniers. L'Etat congolais, lui, estime ne pas avoir gagné assez ces 15 dernières années.

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