Angola: le HCR critique le traitement des réfugiés congolais fuyant le Kasai

Des employés du HCR au centre d’accueil de Mussungue, dans le nord-ouest de l’Angola, distribuent des denrées alimentaires à des réfugiés congolais qui ont fui une éruption de la violence dans la région du Kasaï. (Photo d'illusration)
© Photo HCR/Adronico Marcos Lucamba

Le HCR proteste contre le refoulement par les autorités angolaises de plus de 500 congolais, fin février, qui avaient fui les violences des Kasai, parmi lesquels plus de 200 enfants.

Pour Luanda, ces personnes seraient des immigrants illégaux. Pour le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés, ces Congolais étaient, soit des réfugiés de plein droit qui étaient enregistrés biométriquement, soit des demandeurs d'asile en cours d'enregistrement.

Il s'agit donc, d'après le HCR, d'une violation des conventions internationales signées par l'Angola, comme l'explique à RFI Marguarida Loureiro, chargée des relations extérieures du HCR en Angola.

« D'après ce que nous savons et c'est ce que nous avons vu à la télévision nationale, les autorités angolaises ont rapatrié de force 500 personnes. Ce que nous savons pour l'instant, c'est que c'est un groupe mixte avec des réfugiés enregistrés et des réfugiés qui ne l'étaient pas encore. Le groupe de réfugiés enregistrés, 52 personnes, vivaient dans la ville de Dundo. Les autorités ont pris leur documents et les ont renvoyé à la frontière. Et pour les 480 autres personnes qui n'étaient encore enregistrées, il y avait parmi eux 217 enfants.

Le dossier de tous ces réfugiés était en cours d'examen à l'immigration, mais le HCR a des raisons de penser qu'ils remplissaient les critères pour obtenir le statut. Ils sont arrivés en juillet l'an dernier et s'ils n'ont pas pu être enregistrés biométriquement à l'époque, c'est que les autorités angolaises avaient fermé le système d'enregistrement. Nous suivons la situation de près, nous sommes en contact avec les autorités, jusqu'ici, nous n'avons pas de réponse. Mais nous aimerions pouvoir nous associer et discuter de tout cela avec elles ».

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