Le Burkina Faso rend hommage à ses militaires tués dans l'attaque de Ouagadougou

Une femme rend hommage à l'un des huit militaires tué lors de l'attaque terroriste du 2 mars 2018.
© Ahmed OUOBA / AFP

Au Burkina Faso, les huit militaires des forces armées burkinabè tués dans les attaques terroristes de Ouagadougou du 2 mars dernier ont été inhumés au cimetière militaire de Gounghin ce mercredi. Ils ont tous été décorés à titre posthume. Les autorités politiques, religieuses, les familles et amis sont venus rendre un dernier hommage à ces militaires.

Les huit militaires ont été décorés à titre posthume de la médaille d'honneur militaire. La cérémonie s'est déroulée devant un grand public venu rendre un dernier hommage aux soldats tombés dans l'attaque revendiquée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans lié à Al-Qaïda. Pour les familles, ce moment est toujours difficile, surtout les circonstances de leurs morts.

« C’est vraiment un moment de tristesse pour nous ici, confie en sanglot l’une des proches d’une victime. Il était là-bas, on n’a même pas pu voir son corps, son corps était méconnaissable. Que tous ceux qui sont là reposent en paix ».

Le général Oumarou Sadou, chef d'état-major général des armées, a salué le courage et le sacrifice de ses hommes tombés sur le champ de bataille. Mais il assure que le Burkina Faso ne baissera pas les armes, tant que les terroristes ne seront pas vaincus.

« Ils ne sont pas tombés en vain, affirme le militaire. On a eu des camarades qui sont tombés aux frontières et le combat va continuer. Nous sommes dans une sous-région qui est engagée aussi dans une action de mise en commun des ressources pour combattre le terrorisme à nos frontières. Nous sommes solidaires à cette cause. Nous allons nous défendre et conjuguer nos efforts avec les autres ».

Pendant  que le chef d'état major général adjoint des armées, le colonel major Theodore Naba Palé dressait le portrait de chacun des militaires tués dans la double attaque du 2 mars dernier, les familles et proches n'ont pas pu contenir leur douleur. « Il me disait qu'il allait partir à la retraite bientôt, dit cet homme, la gorge nouée. La mort les a surpris. » « Nous resterons debout pour les combattre. Même à mains nues, nous défondrons toujours notre pays. »

« Notre engagement et notre détermination trouvent leur source dans le sang versé par nos camarades tombés ce 2 mars où la lâcheté et la barbarie ont prévalu », a déclaré le colonel -major Theodore Naba Palé.

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