Madagascar: procès en appel du Français Houcine Arfa

Des magistrats et des greffiers rassemblés devant le palais de justice d'Antananarivo, à Madagascar, le 28 septembre 2017. (Photo d'illustration)
© RFI/Laetitia Bezain

A Madagascar, le procès en appel de Houcine Arfa, ce Français, ancien formateur de la garde présidentielle qui s'est évadé d'une prison malgache pour regagner la France, s'est tenu, vendredi 9 mars, au tribunal d'Antananarivo. Il dit avoir pu s'évader notamment en versant un pot de vin à la ministre malgache de la Justice. En première instance, le Français avait été condamné à trois ans de prison ferme, notamment pour tentative de kidnapping. Depuis son évasion spectaculaire, le 28 décembre, Houcine Arfa dénonce un dossier monté contre lui.

Il est 14h00 vendredi 9 mars dans la salle numéro 5 du tribunal d'Antananarivo. Les deux avocats de Houcine Arfa demandent le renvoi du procès. La demande est rejetée par la présidente. A la surprise générale, ils décident alors de quitter l'audience.

« Nous avons demandé que le procès soit renvoyé pour que la Cour cite les autres co-prévenus de façon à avoir un procès équitable et juste et pour éviter un procès truqué. On va déposer une lettre disant que nous ne sommes plus avocats de Houcine Arfa dans cette affaire-là », a déclaré Maître Santanavalona Rajaonarison, l'un des conseils du Français.

Dans cette affaire, un avocat, un gendarme et une députée sont aussi mis en cause. Les plaignants, Vonjy Randriamaromanana, homme d'affaires ainsi que les parents de ce dernier accusent le Français et ses trois co-prévenus de tentative de kidnapping, d'extorsion de fonds et d'usurpation de titre. Maitre Hary Ravelison, avocate des plaignants, réagit à ce procès qui a eu lieu sans la défense.

« Houcine Arfa a constitué deux avocats. Cela veut dire qu'il est au courant que le procès a lieu donc c'est une affaire entre lui et son avocat si l'avocat c'est déconstitué à la dernière minute. Ses trois coprévenus ne peuvent être entendus ou arrêter que s'il y a une autorisation de poursuite émanant de leurs corps d'appartenance donc la poursuite n'a pu avoir lieu », a précisé, pour sa part, Maître Hary Ravelison.

La Cour rendra son verdict le 13 avril.

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