Veolia veut une conciliation internationale suite à son différend avec le Gabon

Le siège de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) à Libreville.
© AFP PHOTO / COUMBA SYLLA

Le groupe Veolia monte au créneau dans le bras de fer qui l'oppose à l'Etat gabonais. Il a déposé jeudi 8 mars une demande de conciliation internationale auprès d'une instance de la Banque mondiale : le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) à Washington.

Cette demande de conciliation fait suite à la récente décision de l'Etat gabonais de résilier son contrat avec la filiale locale du groupe Veolia, la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG). Les autorités justifient cette décision par une « dégradation de la qualité du service rendu aux usagers ». Elles accusent notamment l'entreprise française de « pollution sur son sol ». Une campagne de « diffamation », selon le secrétaire général de Veolia, Helman Le Pas de Sécheval.

Dès que nous avons été expropriés il y a trois semaines maintenant, le 16 février, on a immédiatement examiné les conséquences de cet acte soudain, et un peu brutal de notre point de vue, et on a examiné toute les voies de recours possibles contre ce que nous considérons être une action injustifiée et surtout illégale. Donc la SEEG, notre filiale au Gabon, a déposé une demande. La première phase, c’est une demande de conciliation internationale : donc on appelle le gouvernement gabonais à la conciliation. Cette première phase durera quelques semaines, mais elle va beaucoup dépendre de l’attitude du gouvernement gabonais. Si le gouvernement veut entrer dans une conciliation, ça peut aller vite. S’il le refuse, alors nous entrons dans une deuxième phase, qui est une phase contentieuse, mais toujours devant le CIRDI.

Helman Le Pas de Sécheval, secrétaire général de Veolia
10-03-2018 - Par Clémentine Pawlotsky

 

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