Tillerson attendu au Tchad: Ndjamena rassure sur les liens entre les deux pays

Après l'Ethiopie, Djibouti et le Kenya, le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson est attendu au Tchad.
© Reuters/路透社

Le secrétaire d'Etat américain poursuit sa tournée africaine ce lundi 12 mars. Il est attendu ce matin à Ndjamena, la capitale du Tchad. Une étape dominée par les questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme. Il arrive dans un pays en pleine crise social, alors que les relations entre les deux pays se sont tendues dernièrement à cause de deux différends : l'inscription du Tchad sur la liste des pays dont les ressortissants ne peuvent plus entrer aux Etats-Unis, mais aussi l'implication du président Idriss Déby dans une affaire de corruption. Mais à Ndjamena, on explique que les relations sont au beau fixe entre les deux pays.

« Il n'y a aucun contentieux entre les deux pays », assure le ministre tchadien des Affaires étrangères. Chérif Mahamat Zene explique que le différend sur l'inclusion du Tchad sur la liste des pays dont les ressortissants ne peuvent plus voyager aux Etats-Unis est en passe d'être résolu.

L'administration américaine a déjà annoncé que la question était déjà à l'étude, avant même l'arrivée du secrétaire d'Etat américain à Ndjamena. « Des discussions à ce sujet sont en cours et nous avons espoir que le Tchad ne figurera plus sur cette liste dans peu de temps », assure le chef de la diplomatie tchadienne.

Affaire de corruption

Autre sujet qui fâche, le président Idriss Deby a été mis en cause dans une affaire de corruption aux Etats-Unis. L'ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Gadio, et un responsable d'une ONG basée à Hong Kong sont entre les mains de la justice américaine depuis quatre mois. Ils sont accusés d'avoir corrompu de hauts responsables africains, dont Idriss Déby, l'hôte de Rex Tillerson à Ndjamena.

Le numéro un tchadien aurait reçu un pot-de-vin de 2 millions de dollars en échange de droits pétroliers accordés à une entreprise chinoise. Des accusations qu'il a rejetées. Le chef de la diplomatie tchadienne balaie tout ça du revers de la main. « Le gouvernement tchadien n'a rien à voir là-dedans », selon lui. Il souligne par ailleurs que le président Déby n'est pas cité à comparaître.

Chérif Mahamat Zene se réjouit donc de la visite du secrétaire d'Etat américain. Il estime que le choix de l'étape tchadienne est une reconnaissance de leur coopération stratégique dans lutte contre le terrorisme et du rôle militaire de tout premier plan joué par son pays dans la région.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.