Gambie et Sénégal prennent des mesures pour renforcer leur coopération

Macky Sall (g) et Adama Barrow (d) au Stade de l'Indépendance de Bakau, en Gambie, le 18 février 2017.
© REUTERS/Thierry Gouegnon

Les présidents gambien et sénégalais se sont rencontrés mardi 12 mars à Banjul pour la première session du conseil présidentiel entre les deux pays. Les deux chefs d'Etat ont supervisé la signature de six accords et validé une feuille de route pour mettre en place des mesures de coopération dans les secteurs de la sécurité, la justice, l'énergie ou encore l'enseignement supérieur. De chaque côté, on entend tirer parti du rapprochement entre les deux pays, après une période de relations bilatérales quasi-inexistantes.

Les hymnes des deux pays joués l'un après l'autre, les deux présidents côte à côte, s'adressant des compliments, le message est clair : exit la relation de force, et place à une image de fraternité, comme le souligne Adama Barrow : « Nous avons déjà perdu deux décennies d'opportunités pour consolider cette relation importante. Mon gouvernement apprécie l'aide du Sénégal pour améliorer la sécurité dans notre pays à travers la mission de la Cédéao. Ils ont beaucoup investi pour soutenir le secteur de la sécurité en Gambie et pour soutenir la paix et la stabilité. »

Des patrouilles communes surveilleront régulièrement les frontières, et plus particulièrement la frontière avec la Casamance, où les deux chefs d'Etat s'engagent à mettre fin au trafic illicite de bois. Une mesure que réclamait Macky Sall : « Le trafic illicite n'est pas seulement une violation formelle de la loi. Il est aussi et surtout une source d'instabilité pour la société et l'Etat. »

Des accords pour faciliter les extraditions et l'entraide judiciaire ont également été signés. Et pour aider le secteur économique, les deux pays s'engagent à libéraliser les échanges, comme l'explique le président sénégalais : « Nous devons lutter plus fermement contre toutes les tracasseries administratives, les barrières non tarifaires et les pratiques anormales le long du corridor et aux frontières. »

Des liens qui seront encore renforcés lorsque le pont trans-gambien sera achevé. Près de la moitié des travaux ont déjà été réalisés.

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