Mali: la force Barkhane annonce avoir neutralisé 60 jihadistes en un mois

Un militaire de la force française Barkhane déployée dans le Sahel.
© REUTERS/Christophe Petit Tesson/Pool

Les forces françaises maintiennent la pression sur les groupes terroristes au Mali. Ce jeudi, l’état-major français a communiqué le nombre de 60 jihadistes neutralisés, tués ou capturés. La France porte encore un sérieux coup aux groupes armés. Barkhane menait encore, il y a quelques jours, une nouvelle opération du côté de Menaka aux confins des trois frontières : Mali, Niger et Burkina Faso.

La zone des trois frontières, entre le Mali, le Niger, et le Burkina Faso, c'est la zone que Barkhane ratisse depuis le mois de novembre 2017. Une action dans la durée de manière à obtenir du renseignement utilisable rapidement pour désorganiser les capacités de l'adversaire.

« Ces derniers jours encore, au sud de l’axe Ansongo-Ménaka, Barkhane a porté plusieurs coups significatifs. Deux opérations qui ont permis de mettre hors de combat une dizaine de terroristes. Des opérations qui ont permis également de couvrir trois campements logistiques », explique le colonel Patrick Steiger, porte-parole de l'état-major.

La chronologie des raids survenus depuis un mois est connue. Il y a d’abord le 17 février, dans la zone est de Gao, vraisemblablement contre des éléments du GSIM (Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans). Puis du 22 au 25 février avec une opération contre l’Etat islamique dans le Grand Sahara à la frontière avec le Niger où plusieurs cadres importants du mouvement ont été capturés, selon des sources concordantes. A noter aussi, une opération héliportée dans la zone où opèrent les milices Gatia et du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA). Enfin, du 9 au 12 mars, cette nouvelle opération avec cette fois-ci les Forces armées maliennes (FAMA).

Dans le même temps la force conjointe du G5 Sahel, n'a conduit que deux opérations dans la région. L’état-major le reconnaît, Barkhane n'hésite pas à travailler avec les milices selon les circonstances : « Nous menons des opérations sur différents secteurs et ensuite, là où on va, il y a des groupes d’autodéfense. Et effectivement, on ne s’interdit pas de travailler avec eux, ponctuellement, au cas par cas, dans les secteurs. C’est le côté en fait pragmatique et opération d’opportunité ».

Les groupes armés terroristes ont toutefois prouvé leur capacité à se régénérer pour frapper de nouveau. Selon la revendication du GSIM, la double attaque à Ouagadougou, le 2 mars, venait en représailles à la frappe française du 14 février dans la région de Tinzaouaten dans laquelle aurait notamment péri l'important chef de guerre jihadiste Mohamed Ould Nouini.

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