Nigeria: à Dapchi, le président Buhari promet la libération des jeunes filles

Le 14 mars 2018 à Dapchi, des Nigérians transportent des panneaux lors de la visite du chef de l'Etat, pour réclamer le retour des 110 jeunes filles enlevées.
© People carry banners during the visit of Nigeria's President Muh

Mercredi 14 mars, le président nigérian Muhammadu Buhari était en visite dans le nord-est du pays, région dévastée par neuf ans de guerre. D'abord à Damaturu puis à Dapchi où il a rencontré les parents des 110 élèves enlevées le mois dernier par de présumés membres de Boko Haram. Il leur a assuré que les forces de sécurité nigérianes travaillaient sans relâche et affirmé que la libération prochaine des jeunes filles, ne faisait « aucun doute ».

C'était une visite au pas de course, mais incontournable. Après la confusion qui a suivi l'enlèvement des jeunes filles le 19 février dernier, le chef de l'Etat nigérian, Muhammadu Buhari a une fois de plus tenté de rectifier le tir. Dans un discours à Damaturu, la capitale de l'Etat de Yobe, il a assuré que la libération des jeunes filles ne faisait « aucun doute ».

« Suite à notre engagement, plus d'une centaine de filles de Chibok ont été libérées et ont retrouvé leurs familles. (...) Nous n'avons aucun doute sur le fait que les filles de Dapchi seront secourues et libérées. Je veux rassurer les parents, les Nigérians et la communauté internationale : nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour ramener les filles saines et sauves dans leurs familles. »

Muhamadu Buhari s'est ensuite rendu dans la localité de Dapchi où il a rencontré les familles des disparues. Le chef de l'Etat a réitéré son propos, assurant que l'armée et les forces de sécurité travaillaient sans relâche pour libérer les otages.

« Puisqu'il a fait la promesse de sauver les filles et de demander aux forces de sécurité de les ramener, nous prions pour ça, bien sûr ! Mais on ne peut pas accepter aussi facilement tout ce qu'ils disent tant qu'on a pas vu les filles revenir auprès de leurs parents ! », se méfie Bukar Kachallah, secrétaire de l'association des parents des jeunes filles enlevées.

Mardi, le mouvement Bring Back Our Girls a donné un ultimatum de sept jours aux autorités pour retrouver les élèves de Chibok et de Dapchi les menaçant de poursuite en justice pour « incompétence » et « négligence»  criminelle.

Le président Muhammadu Buhari s'adresse aux parents des élèves de Dapchi, le 14 mars 2018. © REUTERS/Ola Lanre

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