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Angola

Angola: luttes de pouvoir et turbulences au sein du MPLA

Le président Joao Lourenço (ici le 8 janvier 2018 à Luanda) continue de faire le ménage à la tête de l'Etat angolais.
© AMPE ROGERIO / AFP

Ce vendredi 16 mars devrait se tenir la quatrième réunion politique du MPLA en l’espace de quinze jours, ont indiqué hier des cadres du parti-Etat.

En Angola, tout le monde a les yeux rivés sur les deux hommes forts, João Lourenço, le nouveau président, et son prédécesseur José Eduardo Dos Santos qui a gardé les rênes du pays. Certains vont même jusqu’à parler d’un exécutif bicéphale, une nouveauté pour le MPLA dirigé d’une main de fer pendant 38 ans par l’ancien chef de l’Etat. Mais le parti, lui, dément.

Pour le MPLA, ce sont des individus « de mauvaise foi » qui feraient circuler sur les réseaux sociaux « une vague de spéculation, conduisant à faire croire qu'il existe des clivages sérieux au sein du MPLA ». « Ce n’est pas vrai », insistait encore cette semaine le bureau politique du parti-Etat.

Et pourtant depuis le début de son mandat, João Lourenço a démis de leurs fonctions les enfants de son prédécesseur, Isabel, Zenu, Coreon Du et Tchizé, en tête. Il ne se passe plus une semaine sans que la famille du président en exercice du MPLA soit prise pour cible, accusée de mauvaise gestion, par des institutions qui, autrefois, osaient à peine prononcer ce nom.

Dans l’une des universités de Luanda, un professeur se dit convaincu qu’un affrontement est en cours pour le contrôle de la machine MPLA, même si très peu de ses collègues osent, dit-il, évoquer l’idée.

Même son de cloche du côté de l’opposition, y compris d’un député de l’Unita, le parti d’opposition historique. Ce député estime même que cet affrontement aurait déjà ralenti le rythme des réformes promises par le nouveau chef de l’Etat.

En tout cas, la population angolaise, elle, suit avec assiduité et surprise les médias d’Etat ou proches du MPLA, avides d’entendre les accusations réciproques et les droits de réponse, comme celui cette semaine d’Isabel Dos Santos, les prises de positions de personnalités qui n’avaient jamais eu ni à se justifier, ni à s’expliquer auparavant.

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