Niger: l'armée américaine confirme un accrochage avec des jihadistes en décembre

Un drone « Reaper » dans son hangar de Niamey, au Niger (illustration).
© Olivier Fourt/RFI

Deux mois après la mort de quatre bérets verts au Niger, un nouvel accrochage meurtrier a opposé des soldats américains et des jihadistes dans le sud du Niger. C'est le journal New York Times qui révèle l'information. Mais cette fois, aucun soldat américain n'aurait été tué ou blessé. En revanche le Pentagone affirme avoir éliminé 11 jihadistes lors de cette mission conjointe menée en décembre dernier avec l'armée nigérienne.

avec notre correspondant à San Francisco, Eric de Salve

C'est un épisode de plus dans la guerre de l'ombre que mènent les Etats-Unis contre le jihadisme aux côtés de l'armée nigérienne. Deux mois après la mort de quatre bérets verts dans une embuscade de la branche africaine de l'Etat islamique, une autre unité mixte de soldats américains et nigériens a de nouveau été attaquée le 6 décembre près de Difa dans le sud du Niger par des éléments jihadistes.

Cette fois aucune victime du côté américain ni du côté nigérien, en revanche le Pentagone affirme au New York Times avoir tué 11 jihadistes dont deux porteurs de ceintures explosives. Une riposte défensive selon la version officielle amércaine. Mais selon une source militaire anonyme du New York Times la mission était en réalité très offensive.

Polémique sur l'engagement américain au Niger

Il s'agissait de nettoyer la zone de toute présence jihadiste de façon à permettre à l'armée nigérienne d'établir un avant-poste près de la frontière avec le Nigeria. En octobre, la mort des quatre soldats américains en opération clandestine avait déclenché une vive polémique aux Etats Unis sur la réalité de l'engagement militaire au Niger où les Etats Unis construisent une importante base de drones armés.

De nombreux élus américains accusent l'administration Trump de vouloir minimiser l'ampleur de son engagement militaire en Afrique dans des missions périlleuses sans débat au Congrès. Cette fois, il aura fallu plus de trois mois au commandement africain de l'armée américaine pour confirmer cette nouvelle bataille.

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