Minusma: le Canada annonce le déploiement d'un contingent au Mali

Un militaire canadien à bord d'un hélicoptère «Griffon» lors d'un exercice de survol en Afghanistan (image d'illustration).
© Sgt Matthew McGregor/Canada Department of National Defence

C'était une promesse électorale : Justin Trudeau, le Premier ministre canadien réengage son pays dans des missions de défense de la paix. Des casques bleus canadiens seront déployés dans le cadre de la Mission de maintien de la paix de l’ONU au Mali (Minusma), marquant ainsi le retour en Afrique de troupes canadiennes. Mais l'annonce de la participation canadienne dans ce pays, où 150 casques bleus ont péri depuis 2013, a été faite avec peu de détails.

C’est donc le Mali qui a été retenu pour une mission d’une année. Justin Trudeau l’avait répété à maintes reprises, il voulait augmenter la contribution du Canada aux opérations de paix de l’organisation des Nations unies.

Six hélicoptères seront envoyés, deux de transport et quatre de combat, ainsi que des équipes médicales. Quant au contingent, impossible pour l’instant d’en connaître le nombre exact, mais on sait qu’il sera composé d’une part importante de femmes. Sera-t-il de 200 militaires ? C’est un chiffre avancé parce qu’en novembre, Justin Trudeau avait offert une force d’intervention rapide de 200 militaires à l’ONU.

Le gouvernement se fait toutefois avare de détails, y compris sur la date du déploiement des troupes, probablement d’ici l’été ou l’automne 2018.

La première mission de paix canadienne depuis le Rwanda

L’opposition exige des réponses rapidement parce que le théâtre des opérations est dangereux. Justin Trudeau, comme sa ministre des Affaires étrangères, se sont faits rassurants : « Chaque vie canadienne est précieuse », a tenu à préciser la ministre Chrystia Freeland.

Le déploiement au Mali sera la première mission de paix des Forces armées canadiennes en Afrique depuis celle au Rwanda en 1994. Le général Jean-Paul Deconinck, commandant de la Minusma, s’est dit très heureux de pouvoir compter sur les canadiens.

« On parle d’hélicoptères de transport et on parle d’hélicoptères légers armés qui peuvent être utilisés dans un rôle de transport léger et d’escorte. Il aura bien sûr une capacité d’appui médical d’urgence. En fait, il s’agit d’une composante tout à fait essentielle dans le cadre de la mobilité de la force pour pouvoir porter effort sur l’une ou autre zone du pays, a-t-il expliqué au micro de RFI. Je suis très heureux évidemment de pouvoir compter sur les Canadiens. J’étais réellement inquiet de devoir faire face à un trou capacitaire à partir de l’été ».

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