RDC: son ancienne nationalité italienne, l'épine dans le pied de Katumbi

Moïse Katumbi, ici le 16 juin 2017 à Paris.
© Thomas SAMSON / AFP

Moïse Katumbi a eu deux nationalités, congolaise et italienne, pendant dix-sept ans, selon une enquête de Jeune Afrique confirmée par RFI. Un document de la mairie d’une petite ville du sud de l’Italie permet d’affirmer que l’opposant a été italien de 2000 à 2017. Le droit congolais ne reconnaît pas la double nationalité, et la majorité a déjà évoqué cette affaire pour nuire à Moïse Katumbi, qui est candidat à la présidentielle de décembre prochain.

San Vito dei Normanni, ses 20 000 habitants, ses Églises baroques et... son ex-gouverneur du Katanga. Dans le bureau d’enregistrement de la mairie se trouve un document qui précise que Moïse Katumbi, dont le père est né sur l’île grecque de Rhodes à l’époque où elle était sous domination italienne, a eu la nationalité italienne, du 3 octobre 2000 au 13 janvier 2017. Cela revient à dire qu’il avait encore la citoyenneté italienne quand il a annoncé son intention d’être candidat à la présidentielle qui devait avoir lieu en 2016.

Mais cela ne veut pas dire que Moïse Katumbi n’était pas alors ou n’est pas aujourd’hui Congolais, selon son porte-parole. Olivier Kamitatu assure qu’une lettre officielle congolaise, reçu lors de ses démêlés judiciaires, le confirme. « Il n’y a pas de double nationalité au Congo. Moïse Katumbi est Congolais. Le procureur général de la République a saisi le premier président de la Cour suprême de justice pour fixer le dossier des mercenaires et il reconnaît, dans ce courrier, que Moïse Katumbi est Congolais. Voilà qui clôt ce débat. »

L’ancien président du Tout-Puissant Mazembe n’est pourtant pas au bout de ses peines. Car sa condamnation dans l’affaire Stoupis – du nom du citoyen grec qui l'a accusé de lui avoir spolié sa maison à Lubumbashi – le rend inéligible. Du moins pour l’instant. Car Moïse Katumbi s’est pourvu en cassation. Il reste que ce riche homme d’affaires risque de faire trois ans de prison s’il remet les pieds au Congo.

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