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Libye

Libye: des combats détruisent une partie de la citadelle historique de Sebha

En février et mars 2012 déjà, plus de 250 personnes sont mortes dans des affrontements opposant tribus arabes et non-arabes dans deux villes désertiques du sud de la Libye, Sebha et Koufra.
© AFP PHOTO / STR

En Libye, un calme précaire régnait, ce lundi 2 avril, sur la ville de Sebha dans le sud du pays, après deux jours de nouveaux affrontements qui opposent, en apparence, la tribu des Ouled Slimane et la tribu des Toubous. Malgré l'accord de paix trouvé la semaine dernière, les combats se sont renouvelés. Des bombardements ont visé la citadelle où se base le sixième régiment de l'armée nationale libyenne, à Sebha, détruisant une partie de ce lieu historique.

Depuis l’ère ottomane, la citadelle de Sebha, située sur une colline, est un lieu stratégique pour les armées. C'est le cas du sixième régiment. Il est basé à la citadelle de Sebha et se compose de 25 factions.

Ces forces, appartenant toutes à la tribu des Ouled Slimane, sont fidèles au gouvernement d'Union nationale, basé à Tripoli. Cependant, à l'image de l'armée libyenne, ce régiment est divisé. Certaines de ces factions sont aujourd'hui fidèles aux forces de Khalifa Haftar. En janvier dernier, le maréchal a procédé à la nomination d'un commandant à la tête de ce régiment qui lui résiste.

Depuis fin février dernier, date du début de nouveaux affrontements, des questions se posent sur l'identité des forces qui attaquent le sixième régiment. Selon plusieurs dignitaires à Sebha, joints par RFI, les assaillants seraient des milices des Toubous soutenues par des mercenaires d’opposition tchadiens et soudanais. Il y aurait aussi des forces du régiment 32, proche de Khalifa Haftar, nous confie un ancien conseiller de l'armée libyenne à Sebha. Ces assaillants sont lourdement armés et possèdent même des chars de combat.

Pour les Ouled Slimane, ce régiment est un bras militaire de l'Etat, alors que pour les Toubous, il n'est qu'une milice. Cependant, au-delà de ces considérations et du problème éthnique à Sebha, ces affrontements participent à la lutte pour le pouvoir, engagée entre belligérants libyens, depuis 2011. Une lutte qui s'intensifie au vu des élections générales attendues cette année.

Khalifa Haftar, dans ses déclarations, affirme qu'il a étendu son pouvoir sur plus de 70 % du territoire libyen, y compris le sud.

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