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Afrique du Sud

Mort de Winnie Mandela: l’Afrique pleure une figure historique

Les gens se rassemblent pour rendre hommage à Winnie Madikizela-Mandela à Durban, en Afrique du Sud, le 2 avril 2018.
© REUTERS / Rogan Ward

Charismatique, résistante, battante, mais aussi violente, les adjectifs ne manquent pas pour décrire Winnie Mandela décédée ce lundi 2 avril. Elle restera en tout cas « la mère de la nation » en Afrique du Sud et une figure respectée dans tout le continent qui lui rend hommage.

Les personnalités politiques en Afrique saluent la mère de la nation sud-africaine. Faure Gnassingbé, le président togolais présente ses condoléances à « la nation arc-en-ciel et à la famille de l’illustre défunte ». « L'Afrique perd une grande icône de la lutte pour la liberté et le droit des peuples à s’opposer à l’aliénation », écrit le chef d’Etat togolais.

Le porte-parole du gouvernement gabonais, Alain-Claude Bilie By Nze souhaite « La couronne de gloire au ciel après tant de combats pour la liberté ». L’opposant gabonais Jean Ping s’est aussi exprimé pour présenter ses condoléances et son soutien.

Les condoléances également du président malien, Ibrahim Boubacar Keita, celles du président burkinabé, Roch Marc Christian Kabore, du Tchad, dont le président Idriss Deby salue « cette icône de la lutte contre le régime raciste d’apartheid ».

En République Démocratique du Congo, Eve Bazaiba, secrétaire générale du Mouvement de libération du Congo (MLC) rend hommage à « cette icône qui a su donner de son meilleur et contribuer dans une lutte pour la Liberté de tout un Peuple ».

Le combat d’une femme mis en avant

D’autres voix résonnent aussi sur les réseaux sociaux, celles des personnalités artistiques et de la société civile. « Elle était notre voix. Elle restera notre voie », écrit sur Twitter l’écrivain franco-congolais Alain Mabanckou.

L’universitaire et philosophe camerounais, Achille Mbembe, professeur à l’université de Witwatersrand à Johannesburg, rend hommage à un « Symbole de la défiance et de la radicalité ». Il salue par ailleurs « l’expression vivante de la puissance tant déniée du féminin au milieu de nous et de son incontournable rôle dans toute politique de la durée ».

Guy-Hervé Kam, du « balai citoyen » au Burkina Faso, souligne sur l’antenne de RFI aussi le combat de Winnie Mandela en tant que femme. « C’est la mort d’une femme qui a montré comment la femme africaine pouvait aussi s’engager dans des causes justes et en supporter les conséquences ».

Enfin Fred Bauma, activiste congolais au sein de la Lucha, la « lutte pour le changement », érige la « mère de la nation sud-africaine » en tant que modèle pour toute l’Afrique. « Elle n’est pas morte, elle rejoint nos éternels héros, Mandela, Lumumba ».

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