La France va augmenter de 6 milliards d’euros son Aide au développement d’ici 2022

Séance à l'Assemblée nationale, à Paris. (photo d'archives)
© REUTERS/Gonzalo Fuentes

En France, l'Aide publique au développement (ADP) va augmenter jusqu'en 2022. Selon les annonces de l'Elysée et du gouvernement, elle devrait passer de 0,38% à 0,55% du PIB en quatre ans, soit une augmentation de six milliards d'euros. Cette aide française a fait l'objet d'un débat mercredi 4 avril à l'Assemblée nationale et l'opposition ne s'est pas privée d'émettre quelques critiques face à la stratégie gouvernementale.

« Transparence », le mot est revenu tel un leitmotiv dans le débat. Nombre de députés pointant du doigt la difficulté pour savoir précisément ce que recouvre l’Aide publique au développement en raison, selon un parlementaire, de son architecture budgétaire particulièrement complexe.

Droite et gauche ont ensuite mis en avant leur proposition. Une élue des Républicains a ainsi lancé l’idée de ne verser l’aide qu’aux pays qui luttent actuellement contre le terrorisme. Réponse du secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne : « Quand on regarde au niveau du Sahel, par exemple les efforts consentis, il y a véritablement une volonté très forte et je salue l’action de ces gouvernements impliqués dans le G5-Sahel [Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad] pour opérationnaliser une force. Donc nul besoin que de leur mettre de la conditionnalité, les dirigeants de ces pays prennent vraiment leurs responsabilités très à cœur de ce point de vue là ».

Les députés de gauche ont eux insisté sur l’aspect financier, critiquant la faible augmentation de l’aide pour 2018 et regrettant les choix budgétaires de l’Exécutif, à l’image de l’élu communiste, Fabien Roussel : « La volonté affichée par le président de la République à trébucher dès la première loi de finances de ce quinquennat, notamment en refusant d’élargir la taxe sur les transactions financières, ce qui aurait pu rapporter chaque année plus de 2 milliards d’euros ».

Cette taxe, le président en a fait un cheval de bataille pour qu’elle soit étendue au niveau européen, s’est défendu Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’Etat qui n’a pas pour autant précisé la façon dont l’augmentation de l’aide française serait financée d’ici 2022.

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