Le HCR espère que la RDC participera à la conférence des donateurs

Un enfant dans un camp de réfugiés en RDC (image d'illustration).
© RFI/Sébastien Bonijol

En visite en RDC, le haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a été reçu le vendredi 6 avril au matin par le président Joseph Kabila. Leila Zerrougui, nouvelle représentante spéciale de l'ONU dans le pays, était également présente.

Filippo Grandi, le haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés et Leila Zerrougui, nouvelle représentante spéciale de l'ONU en RDC ont tenté de convaincre le président Kabila de ne pas boycotter la conférence des donateurs prévue à Genève le 13 avril 2018. Pour rappel, la RDC accuse les Nations unies de ternir l'image du pays en surévaluant les besoins humanitaires dans le pays. Kinshasa ne reconnaît que quelques 230 000 déplacés internes répartis dans 69 camps à travers le pays, quand la communauté humanitaire parle de 4,5 millions et de la plus grave crise de déplacement au monde.

Pour Filippo Grandi, il est encore possible et même indispensable de trouver un terrain d'entente : « J’espère que la RDC va participer à cette conférence pour expliquer au président qu’il s’agit d’une conférence pour convaincre les bailleurs de fonds, les partenaires, à nous aider à gérer les aspects humanitaires. La réponse du président a été constructive. On verra comment le gouvernement répond maintenant à notre demande de participation qui est une demande très sincère et très positive. »

Le haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés se déclare prêt à approfondir sa collaboration avec la RDC : « Je pense que c’est plutôt un processus de travailler plus étroitement avec le gouvernement sur toute la réponse humanitaire. C’est une question de comment on présente ces besoins. Les chiffres dont on parle, ce n’est pas seulement les chiffres des déplacés, ce sont les chiffres des personnes qui ont des besoins humanitaires. Donc il est question de mieux clarifier comment on arrive à cet ensemble de chiffres, et je pense qu’on peut arriver à une compréhension réciproque et avancer ensemble. C’est peut-être une opportunité aussi de resserrer ce dialogue, d’encourager le gouvernement, le président l’a dit, de faire plus pour répondre aux besoins humanitaires de sa population et de travailler ensemble en partenariat. »