Vote des lois électorales à Madagascar: Ravalomanana interpelle le pouvoir

Marc Ravalomanana, ici à Antananarivo le 8 juillet 2017.
© RIJASOLO / AFP

L’ancien président et candidat à l’élection présidentielle 2018 Marc Ravalomanana est sorti de son silence samedi 7 avril. Dans une déclaration écrite, il dénonce la façon dont l’Assemblée nationale a voté mardi les lois électorales et interpelle le pouvoir en place.

Dans sa déclaration écrite, Marc Ravalomanana dénonce les conditions dans lesquelles les lois électorales ont été votées à l’Assemblée. « Les circonstances de fait publiquement connues et indiscutables privent les textes adoptés par l’Assemblée nationale de l’autorité nécessaire pour être investi de la sacralité de la loi », écrit-il.

Marc Ravalomanana fait explicitement référence aux accusations de corruption portées par les députés de l’opposition à l’encontre des députés pro-régime, soupçonnés d’avoir touché de l’argent pour le vote. Une accusation qui a ému l’opinion publique toute cette semaine. Les représentants des partis TIM et Mapar ont d’ailleurs déposé une plainte jeudi au Bianco qui a ouvert une enquête dans la foulée. Les députés HVM continuent de démentir.

Marc Ravalomanana interpelle donc le président de la République pour que ce dernier assure le bon fonctionnement des institutions. Mais il en appelle aussi à la Haute Cour constitutionnelle : c’est elle qui doit garantir la constitutionnalité des textes électoraux avant leur entrée en vigueur.

Le chef du parti TIM a tout intérêt à ce que des modifications soient apportées à ces lois. L’article 10 exclut en effet la participation à la présidentielle des candidats sous le coup d’une condamnation. Marc Ravalomanana a été condamné par contumace en 2010.