RDC: Kabila et la Majorité présidentielle à la rencontre de leurs alliés du Palu

Le président congolais, Joseph Kabila, lors d'une conférence de presse, le 26 janvier 2018, à Kinshasa.
© REUTERS/Kenny Katombe

Joseph Kabila et les députés de la Majorité présidentielle ont finalement rencontré les élus du Parti lumumbistes unifiés (PALU), leurs alliés, lundi 16 avril 2018. Pendant un peu plus de deux heures, la communication de Joseph Kabila a tourné autour des élections et surtout de la situation sécuritaire du pays.

Sur les élections, Joseph Kabila n’a pas évoqué la machine à voter, ce système de vote par écran tactile rejeté tant par l’opposition, que par certains partenaires internationaux, dont les Etats-Unis.

Il n’a pas non plus parlé du fichier électoral, mais il s’est appesanti sur la Commission électorale nationale indépendante qui, d’après lui, est aussi indépendante de la Communauté internationale. « Il a dit que la Ceni travaille déjà avec des experts en son sein, qu’il ne trouvait pas l’opportunité d’envoyer encore de nouveaux experts », explique le député Patrick Muyaya du Palu, qui a participé à cette réunion.

Joseph Kabila a également réitéré la volonté de son gouvernement de financer entièrement le processus électoral. Hormis les élections, Joseph Kabila a surtout parlé de la situation sécuritaire dans le pays. Il a regretté de n’avoir pas envoyé les forces de sécurité plus tôt dans le Kasaï.

Pour ce qui est du territoire de Beni, il a demandé aux députés non originaires de cette région de descendre sur terrain pour se rendre compte des efforts fournis. « Il a été très marqué, lorsqu’il a parlé, par exemple, du cimetière de militaires qui existe entre Beni et Eringeti. Là d’ailleurs, il nous a annoncé qu’il y a eu cinq morts ce matin », affirme Patrick Muyaya.

Pas de questions-réponses

Il a par ailleurs interpellé les députés sur le contrôle parlementaire, en ce qui concerne les interventions militaires. Le président a déclaré ne pas être « un obstacle à l’initiative du contrôle parlementaire », rapporte Patrick Muyaya, mais il s’est demandé « si la démocratie ne devrait pas être limitée, entre guillemets ».

Juste après cette communication qui n’a pas donné lieu au jeu des questions-réponses, les députés se sont retrouvés au Parlement où devait avoir lieu l’examen de la motion de défiance contre le ministre de la Défense.

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