«Bring Back Our Girls» réclame des preuves de vie des lycéennes de Chibok

(Photo d'illustration) Manifestation à Abuja le 18 juin 2014 du collectif #BringBackOurGirls (rendez-nous nos filles), né après l'enlèvement des 200 lycéennes de Chibok en avril dernier.
© REUTERS/Afolabi Sotunde

Au Nigeria, la polémique enfle sur le sort des 112 filles de Chibok toujours captives de Boko Haram. Le week-end dernier, des commémorations étaient organisées à Abuja, à Yola et à Lagos pour marquer les quatre ans de leur enlèvement. Depuis, plusieurs appels se succèdent pour exiger des preuves de vie des lycéennes.

Tout est parti d'un tweet diffusé le jour des commémorations de l'enlèvement des lycéennes de Chibok. Un message signé d'Ahmad Salkida, qui couvre la crise dans le Nord-Est depuis une dizaine d'années et qui fait partie des rares personnes à avoir suivi de près les négociations sur la libération de certaines lycéennes.

D'après lui, sur les 112 lycéennes toujours captives du groupe jihadiste, seulement « une poignée » d'entre elles seraient toujours en vie : 25, selon ce journaliste qui précise que la plupart des jeunes filles auraient été tuées lors de combats avec l'armée. A cela s'ajoutent, selon lui, cinq autres lycéennes embrigadées et qui refuseraient de rentrer chez elles.

Pour les familles des otages, on ne peut pas ignorer une telle information. Le mouvement « Bring Back Our Girls » exige des preuves de vie de la part des autorités, qui filtrent toute information.

« Les autorités ne communiquent pas du tout avec les familles »

« Nous demandons aux autorités de donner des preuves que ces allégations ne sont pas vraies, affirme Sesugh Akume, le porte-parole de ce collectif. Nous ne voulons pas accepter ou croire que la plupart des lycéennes ne sont plus en vie. Le gouvernement doit nous fournir des indices, des informations, auxquels on peut se rattacher pour confirmer que les filles ne sont pas mortes. Depuis le début, c'est le black-out. Aucune information ne circule : les autorités ne communiquent pas du tout avec les familles et les communautés sur le sort des lycéennes. »

Sur cette lancée, ce collectif demande plus d'informations sur les cinq filles de Dapchi dont on est toujours sans nouvelles. Silence radio côté gouvernement. La présidence préfère insister sur les difficultés rencontrées pour négocier avec un groupe jihadiste divisé.

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