Côte d’Ivoire: l’ex-président Bédié clarifie la position du PDCI-RDA

Henri Konan Bédié, le 6 octobre 2013.
© AFP PHOTO / SIA KAMBOU

Les remous de l'accord politique en Côte d'Ivoire. Le PDCI et le RDR sont prêts à fusionner, mais à quel prix et pour quel candidat ? Henri Konan Bédié était ce vendredi invité de la rédaction. L’ancien président s’est attaché à clarifier sa position.

Il fallait clarifier, rassurer et apaiser. En dire suffisamment, mais pas trop non plus, pour que les troupes du PDCI-RDA – que ce soit du plus jeune militant jusqu’au cadre le plus chevronné –, cessent de s’inquiéter sur l’avenir de ce nom du PDCI-RDA et calme aussi leurs angoisses existentielles. A savoir, l’incertitude d’avoir un candidat issu de ce parti pour l’élection présidentielle de 2020.

En l’occurrence, la mission du président Bédié est presqu'un sans-faute. Pour lui cela ne fait pas l’ombre d’un doute, au nom de l’alternance et du renvoi d’ascenseur avec le parti allié du RDR, après s’être sacrifié électoralement parlant, à leur profit en 2010 et en 2015, l’alternance ne peut avoir lieu, cette fois, qu’au bénéficie du PDCI. Le RDR, s’il a un champion pour 2020, devra passer son tour.

C’est le nœud des querelles qui agitent en ce moment le petit Landerneau politique ivoirien, le PDCI et son président Bédié veulent cette assurance, avant la constitution effective du RHDP. Le RDR d’Alassane Ouattara, lui, laisse planer un doute, une sorte de flou artistique, en laissant entendre que l’on ira vers des primaires, après que tous les partis de la majorité - ils sont six -, se soient fondus dans le rassemblement des houphouëtistes pour désigner leur candidat pour 2020.

C'est un sentiment légitime qu'il a exprimé. Chacune de nous doit exprimer ses sentiments.
Albert Toikeusse Mabri, président de l'UDPCI qui fait aussi partie de la majorité
20-04-2018 - Par Jean-Jacques Louarn

Quelle sera donc leur méthode, quel sera le calendrier, les exigences des uns et des autres des six partis ? Le président Bédié ne répond pas et s’en tient à une déclaration : « Il faut s’en tenir à l’accord politique et à ce qu’il contient et rien d’autre ».  Le problème de ce document c’est qu’à part l’idée d’un parti unifié qu’il semble vouloir, il n’y a rien d’autre.

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