RDC: accord trouvé sur le retour du corps d'Etienne Tshisekedi, mais pas de date

Le cercueil d'Etienne Tshisekedi sous bonne garde à Bruxelles, le 5 janvier 2017.
© REUTERS/Francois Lenoir

Une étape a été franchie dans le processus du rapatriement de la dépouille d’Etienne Tshisekedi, le leader de l’opposition décédé début février 2017 à Bruxelles. Plus d'un an après sa mort, les autorités congolaises, la famille de l'ancien leader et l’UDPS ont signé un protocole d'accord. Un avion spécial sera envoyé à Bruxelles pour ramener le corps et une commission spéciale a été instituée pour organiser ses funérailles en RDC. Cependant, la date n’est pas encore fixée.

« Une commission spéciale (de 9 personnes) chargée de l'organisation des funérailles est mise en place », présidée par le ministre congolais de l'Intérieur, assistée d'un représentant de la famille et celui du parti (UDPS), lit-on sur le communiqué conjoint signé à Kinshasa par les trois parties.

A tour de rôle, les quatre personnalités ont signé le protocole d’accord en présence de Jean Mbuyu Luyongola, le conseiller spécial en matière de sécurité qui apparait comme le principal artisan de l’avancée constatée dans ce dossier. Côté gouvernement, on trouve Henri Mova Sakani (vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur) et André Kimbuta (gouverneur de la ville de Kinshasa). Côté famille biologique, Mgr Gérard Mulumba (jeune frère du défunt) et pour l’UDPS, le secrétaire général Jean-Marc Kabund.

Et c’est Mgr Gérard Mulumba qui a lu le communiqué conjoint convenu entre les trois groupes : « L'Etat congolais prendra en charge tous les frais. Le palais du peuple [siège du Parlement congolais, ndlr] a été retenu pour les recueillements ainsi que les hommages officiels et populaires. » La durée de ces hommages est fixée à « environ 48 heures ».

Autre précision de taille à noter, le lieu où reposera le Sphinx : « Dans la concession familiale située dans la commune de Nsele. » Et c'est un avion spécial qui sera dépêché à Bruxelles pour ramener la dépouille et les membres de la famille.

Henri Mova Sakani s’est réjoui de ce que les entraves pour le rapatriement du corps de l’opposant historique Tshisekedi ont été levées : « Nous allons finalement nous exécuter pour que tout se passe dans la paix, dans l'honneur que nous devons rendre à l'illustre disparu. »

Reste que la date pour le rapatriement du corps de l’ancien Premier ministre n'a toujours pas été déterminée. Elle devra être fixée par la commission spéciale instituée à cet effet. Mais la famille biologique espère que cela pourra avoir lieu d’ici avant la fin du mois de mai.

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