Angola: le président limoge le chef d’état-major de l’armée, le général Nunda

Le président angolais, João Lourenço, a démis de ses fonctions, ce lundi 23 avril, le chef d’état-major de l’armée, le général Geraldo Sachipengo Nunda.
© JOOST DE RAEYMAEKER/LUSA

En Angola, le président João Lourenço continue de faire le ménage autour de lui. Il a limogé, ce lundi 23 avril, le chef d'état-major de l'armée, le général Geraldo Sachipengo Nunda. Il avait été mis en cause, il y a un mois, par le bureau du procureur général, dans une affaire de corruption. Son limogeage a été annoncé par le président angolais qui a nommé, à sa place, le général Antonio Egidio de Sousa Santos.

Le limogeage du chef d’état-major n'est pas une surprise. Le général Nunda avait été inculpé, le 26 mars, avec trois autres officiers, dans une affaire de fraude portant sur  50 milliards de dollars.

Plusieurs autres responsables de l'armée ont été également été remerciés dont deux adjoints du chef d’état-major limogé ainsi que le chef des services de renseignement extérieurs.

Quelques semaines avant son départ, l'ancien président José Eduardos Dos Santos avait voté une loi qui gelait, pour huit ans, les nominations aux postes d'encadrement des forces de sécurité, mais cela n'a manifestement pas arrêté João Lourenço. Le chef de l'Etat a fait de la  lutte anticorruption son cheval de bataille, depuis son arrivée au pouvoir.

Le chef d'état-major n'est pas le premier à faire les frais de la nouvelle politique du chef de l'Etat qui s'apparente aussi à une volonté de ne pas faire de cadeaux à ceux qui font de la résistance, depuis son arrivée au pouvoir.

Des dizaines de hauts fonctionnaires ou patrons d'entreprises publiques ont été récemment remerciés. João Lourenço a même limogé de nombreux proches de l’ancien président Dos Santos et lancé des enquêtes sur deux de ses enfants. José Filomeno a été récemment inculpé pour une tentative de détournement de 1,5 milliard de dollars, alors qu’il dirigea le fonds souverain du pays. Isabel dos Santos fait, quant à elle, l’objet d’une autre enquête portant sur des virements suspects alors qu’elle exerçait les fonctions de PDG de la compagnie pétrolière nationale, Sonangol.

Cependant, d’autres personnalités sont épargnées et n’ont pas été inquiétées. C’est le cas de Manuel Vicente, ancien vice-président angolais, accusé d'avoir corrompu un procureur portugais. Il est jugé à Lisbonne mais pas à Luanda qui s'insurge contre cette procédure lancée par une justice étrangère.

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