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Togo

Togo: Lomé bouclée pour empêcher l'opposition de manifester

Vue de la ville de Lomé, au Togo, en octobre 2017.
© AFP/Yannick Folly

Au Togo, la coalition de l'opposition des 14 partis de l'opposition a de nouveau appelé à trois jours de manifestation à partir d'hier, ce jeudi  26 avril et samedi prochain. Cette fois-ci, le gouvernement a autorisé la manifestation mais a changé les itinéraires jusqu'au point de chute. Ce qu'a refusé l'opposition. Au premier jour de la mobilisation, ce 25 avril, la manifestation été empêchée par les forces de l'ordre qui ont bouclé la capitale dès le matin. Des heurts ont éclaté malgré tout à la mi-journée et un rassemblement au siège de la CDPA où les leaders se réunissaient avant de rejoindre les cortèges de manifestants.

Aucun rassemblement n'a eu lieu à Lomé, la capitale togolaise, lors du premier jour de manifestation, ce 25 avril. Les principaux points de rassemblement ont été bouclés dès la levée du jour par les forces de l’ordre et de défense.

La journée serait restée calme si à la mi-journée, alors que les responsables de la coalition étaient encore en réunion au siège de la Convention des peuples africains (CDPA), le lieu n'avait pas été encerclé.

Champ de bataille

Tout rassemblement avait été dispersé. Une course-poursuite s'en est suivie ainsi que des échanges de cailloux contre les gaz lacrymogènes entre les militants présents et les forces de l’ordre.

Quelques barricades ont aussi été posées, essentiellement dans le quartier Hanoukopé, où se trouve le siège du parti de la CDPA. Depuis la mi-journée, la ruelle qui mène au siège de ce mouvement politique était en effervescence.

Des jeeps de gendarmerie faisaient la ronde à vive allure, les gendarmes tiraient des gaz lacrymogènes pour disperser tout rassemblement pendant que les responsables de la coalition de l'opposition étaient en conclave au siège de la CDPA.

Dans la soirée, la coordinatrice de la coalition d'opposition, Brigitte Kafui Adjamagbo-Johnson, a ironisé sur le fait que le point de presse se déroulait sur un champ de bataille. Selon elle, le gouvernement a trouvé le subterfuge pour disperser les manifestants.

Les itinéraires ont été changés, les points de rassemblements réduits de trois à deux. Très tôt, anciens comme nouveaux points de rassemblement avaient été bouclés par les forces de sécurité et de défense. A Hanoukopé et autour d'Akassimé en fin de journée, les parpaings et les douilles de gaz jonchaient encore le sol le 25 avril au soir.

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