Algérie: les autorités répriment une manifestation de médecins en grève

Sit-in de médecins résidents à Alger, le 1er juin 2011 (image d'illustration).
© AFP PHOTO / FAROUK BATICHE

La tension est montée d’un cran ce mardi 25 avril à Alger entre les forces de l’ordre et des médecins résidents algériens en grève depuis cinq mois. Ils participaient à une manifestation surprise contre le nouveau projet de loi de santé, à l’appel du Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra).

Mohamed Taileb, porte-parole du Camra, raconte la violence de la répression policière.

« Cette marche a été fortement réprimée. Il y a eu des arrestations massives : plus de 250 médecins résidents ont été arrêtés, sans aucun motif avec une grande violence. Il y a eu même des blessés très graves durant cette manifestation. Ils ont été relâchés après plus de quatre à cinq heures de détention. Ils ont été emmenés avec force dans des fourgons, dans des bus, très loin de la capitale, isolés. D’ici le 29 avril, il y aura un arrêt total des gardes et ça pourrait même partir vers la démission collective », a-t-il expliqué.

Le 12 février dernier, une manifestation avait déjà eu lieu dans le centre de la capitale algérienne. Malgré le dispositif policier important, ils avaient réussi à marcher jusqu'à l'Assemblée populaire nationale, où ils avaient été reçus par le président du Parlement. Ils dénonçaient l'inefficacité des négociations avec le ministère de la Santé.

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