Côte d'Ivoire: inquiétudes sur l'avenir d'une école de Marcory, à Abidjan

Vue d'Abidjan le 31 août 2015 (photo d'illustration).
© Jose Cendon/Bloomberg via Getty Images

A Abidjan, les parents de l'école primaire Paul-Langevin qui accueille 450 élèves sont inquiets : depuis près de deux ans leurs enfants sont au beau milieu d'un bras de fer judiciaire entre les gérants de l'établissement et le propriétaire du terrain. Une affaire qui se règle devant les tribunaux avec chaque année l'inquiétude de pouvoir réinscrire l'année suivante leur enfant.

L'école primaire Paul-Langevin, fondée il y a 18 ans, accueille aujourd'hui 450 élèves en Zone quatre d'Abidjan. Mais à la suite d'un différend entre le propriétaire du lieu qui veut récupérer son bien et les gérants de l'école menacés d'expulsion, les parents sont inquiets.

Pourtant, pour maître Jean Pannier, avocat de la famille Dalquier qui gère le complexe scolaire, il n'y a pas d'équivoque, le titre foncier brandi par la partie adverse n'est pas valable. « Nous avons découvert que ce titre foncier a été obtenu par des moyens frauduleux. On a donc saisi la chambre administrative de la Cour suprême qui est la seule autorité habilitée à annuler un titre foncier obtenu par des moyens frauduleux. C’est aussi simple que cela. Moi, je suis très confiant. Cette école ne fermera pas », confie-t-il.

Inquiétude du côté des parents

Un temps pressenti pour être revendu à un promoteur immobilier, le propriétaire du site, Koudou Dago, affirme vouloir y maintenir une école. Et pour son avocat maître Arouna Ouattara, les contestations sur la validité du titre de propriété sont farfelues. « Il a même proposé pour le cas où les époux Dalquier étaient expulsés de maintenir les enfants, le personnel et les enseignants. Bien entendu, le projet de monsieur Koudou, il demeure aujourd’hui l’exploitation d’une école sur sa parcelle », explique-t-il..

Attendant une décision de justice, les parents d'élèves eux ne savent plus à quelle école vouer leurs enfants. « On aurait préféré que le ministère de l’Education s’imprègne un peu plus dans cette affaire, sinon on va se retrouver avec 450 enfants dehors. Il n’y a pas d’autre école, il n’y a pas d’autre place, on fait quoi ? C’est ce stress qu’on vit parce qu’il y a des parents qui ne dorment pas du tout », témoigne Fouad Darwiche est le père d'une élevé de CM1.

Sollicitée par RFI, l'autorité de tutelle, la direction de l'encadrement des établissements privés, n'a pas souhaité répondre à nos questions.

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