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Gambie: la police lance une campagne pour changer son image

Une vue aérienne de Banjul, la capitale de la Gambie.
© AFP/Marco Longari

En Gambie, la police essaye de changer son image. Pour faire passer le message que l'institution est au service de ses citoyens, elle a installé depuis le début du mois six grands panneaux autour de Banjul, la capitale. Ces affichages doivent changer les mentalités et inviter les habitants à signaler les comportements anormaux des agents. L'initiative a cependant reçu un accueil mitigé.

« La police n'est pas une institution partisane », « La police n'est pas au-dessus des lois », « Ne soudoyez pas la police ». Ces messages sont désormais affichés en grand au niveau des principaux carrefours de Banjul, la capitale gambienne.

Mamodou les observe avec satisfaction. « C'est une très bonne action, estime-t-il. Car ils savent qu'ils doivent résoudre ces problèmes, donc c'est bien qu'ils montrent aux gens qu'ils y travaillent ».

Pour Omar au contraire, il s'agit d'un grand manque de respect envers le travail des forces de l'ordre. « Moi j'aurais aimé qu'ils n'affichent pas ça sur des panneaux, déclare-t-il. C'est déshonorant pour eux. Il devrait y avoir une solidarité au sein de la police ».

Se plaindre des agents

Au bas de chaque panneau, se trouvent des numéros à appeler pour se plaindre du comportement d'un agent. Sheikh Omar attend de voir si cela s'avère efficace. « Ça pourra changer quelque chose s'il y a des poursuites dans la mesure où ça permettra aux citoyens de savoir que ça, c'est leurs droits », pense-t-il.

Pour David Kujabi, porte-parole de la police, ces panneaux sont plus qu'un simple exercice de communication. « Ce n'est pas juste une question d'image mais ça montre notre volonté, analyse-t-il. On veut créer une police plus professionnelle et on ne peut pas le faire seul, on a besoin de la participation de chacun. Mais le fait que l'on soit honnête et que l'on reconnaisse que l'on doit arrêter ceci, ou que l'on doit combattre cela, c'est déjà une bonne chose ».

Plusieurs plaintes ont déjà été reçues par le porte-parole, et les policiers concernés vont être invités à s'expliquer.

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