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Cameroun

Au Cameroun, la crise anglophone s'aggrave, selon International Crisis Group

Des soldats patrouillent à Bafut, dans le nord-ouest du Cameroun, en zone anglophone, le 15 novembre 2017.
© AFP

International Crisis Group a publié ce jeudi 26 avril un rapport sur la situation au Cameroun. Selon ce rapport, la crise anglophone s'accentue.

Hans De Marie Heungoup, politologue et analyste sénior pour l'Afrique centrale à l'ICG, explique que désormais, de véritables milices armées établissent des checkpoints et contrôlent même des commerces ou des véhicules commerciaux.

« On est passé de petites attaques sporadiques à, aujourd’hui, des milices armées, près d’une dizaine, qui se sont constituées, et qui sont de mieux en mieux armées, et qui contrôlent même des portions de territoire, notamment dans les zones rurales de la région du sud-ouest. Le risque est très élevé aujourd’hui que les choses puissent davantage se dégrader et même déraper en guerre civile. Il nous semble à l’évidence qu’à mesure que l’on se rapprochera de l’élection présidentielle en septembre ou en octobre 2018, les violences et les attaques dans les régions anglophones vont s’accentuer », estime-t-il.

Le gouvernement contredit ces déclarations

Mais le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement camerounais, Issa Tchiroma Bakary, réfute les informations du rapport d'International Crisis Group. Selon lui, la situation est sous contrôle et les fauteurs de trouble ne sont qu'une minorité.

« Nous nous inscrivons en faux contre ces allégations qui constituent un grotesque travesti de la réalité. Le gouvernement camerounais bénéficie d’un plébiscite au quotidien de toutes les populations des régions du nord-ouest et du sud-ouest de notre pays. Et c’est une infime minorité, extrémiste et violente, qui veut en imposer aux populations en tuant, en massacrant, en amputant. Mais l’ensemble de notre territoire national aujourd’hui est sous le contrôle de notre administration. Et la présence suffisamment dissuasive de nos forces de défense et de sécurité contribue naturellement à éloigner de nos frontières ces violents terroristes. Mais ce que je peux vous dire, c’est que la guerre civile, il n’y en aura pas », martèle-t-il.

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