Guinée: plus d’un mois après l’incendie, la détresse des commerçants de Madina

Le grand marché de Madina, à Conakry, ravagé par un incendie dans la nuit de samedi à ce dimanche 18 mars 2018.
© Carol Valade / RFI

Un mois et demi après l'incendie qui a ravagé une partie du marché de Madina, le plus grand marché de Conakry, véritable poumon économique de la capitale, on connaît le bilan matériel du désastre. La Chambre de commerce de Matam vient de rendre son rapport et chiffre les pertes à 24 milliards 400 millions de francs guinéens soit plus de 2 millions d'euros. Ce sont, en tout, 290 containers, 78 tables de ventes et 24 ateliers de couture partis en fumée laissant 287 personnes sans revenus selon la Chambre de Commerce. Des victimes qui, toujours dans l'attente d'un soutien financier, se débrouillent grâce à la solidarité.

Surpris par le feu alors qu'il tentait de sauver sa marchandise, Ali Kourouma porte encore les séquelles de l'incendie ; il s'est soigné par ses propres moyens. « Tout a brûlé, on demande au gouvernement de nous aider ! »

Egalement sur la liste des victimes, Aïssatou Keïta venait de décharger deux containers. Ses employées sont reparties dans leurs famille. « Plus de 80 femmes travaillent avec moi, nous explique t-elle, mais si je ne travaille pas, elle n'ont rien, ne peuvent pas manger ».

Dans la commission d'enquête, des représentants de la police, de la gendarmerie et du renseignement mais toujours pas de réponse sur l'origine du drame.

Il faut penser maintenant à l'avenir: comment faire pour aider tous ces gens qui ne peuvent plus travailler, s'interroge Oury Yali Bah, trésorier de la Chambre de commerce de Matam.

Nous aujourd'hui, c'est l'avenir qui nous intéresse: qu'est-ce qu'il faut faire pour que ces gens-là, qui aujourd'hui n'arrivent plus à travailler, soient aidés par les gens de bonne volonté, par l'Etat

Ecoutez le reportage de notre correspondant auprès des commerçants du marché de Madina
29-04-2018 - Par Carol Valade

La Chambre de commerce a ouvert un compte bancaire pour recueillir les dons qui viendront s'ajouter à ceux du patronat guinéen et des autres marchés de la capitale.

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