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Burkina Faso: deux «terroristes» arrêtés par des groupes d'autodéfense

Un milicien koglweogo à Ouagadougou (archive)
© RFI/Frédéric Garat

Au Burkina Faso, deux présumés terroristes ont été arrêtés, vendredi 4 mai, par un groupe d'autodéfense dans la région du centre-nord, à environ 200 km de Ouagadougou, la capitale. Huit hommes armés avaient fait irruption dans le village et incendié, mercredi, le logement du directeur de l'école primaire de Bafina. Les huit assaillants s'étaient ensuite rendus dans le marché de Guenbila où ils avaient semé la panique en tirant en l'air. Après avoir incendié le siège d'un groupe d'autodéfense, ils étaient repartis avec deux motos appartenant aux enseignants. Les groupes d'autodéfense de la région ont alors mené une opération de ratissage et ont mis la main sur deux présumés membres de ce commando, dans la nuit de jeudi à vendredi.

Après l'incendie du domicile du directeur de l'école de Bafina et après les tirs dans le marché de Guenbila, les huit assaillants s'étaient retranchés dans les collines, non loin des villages.

Les groupes d'autodéfense dont le siège avait également été détruit ont mené une battue dans les collines, pendant la nuit, et ont mis la main sur l'un des présumés assaillants. Après un interrogatoire, ce dernier a indiqué où il avait caché son arme.

Se rendant sur le site pour récupérer l'arme, un deuxième assaillant ouvre le feu sur eux. Il vide ses trois chargeurs de kalachnikov et, à cours de munitions, il est également appréhendé à son tour.

Les deux présumés terroristes dénoncent alors quatre autres personnes qui seraient leurs complices.

Un fusil de type kalachnikov, trois chargeurs vides et 231 kilogrammes de chanvre indien ont été également saisis au cours de l'opération des koglweogo. Les 2 présumés terroristes, leurs complices et le matériel ont été remis aux autorités sécuritaires régionales.

Selon les responsables des groupes d'autodéfense, les présumés affirment être là pour une expédition punitive dans les villages. La liste des personnes à éliminer serait entre les mains des autres membres du commando, encore en fuite.

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