Kenya et Djibouti tissent une étroite coopération économique

Un troupeau de bétail et des animaux sauvages traversent les étendues du comté de Laikipia, au Kenya, le 21 juin 2017. Le bétail kényan pourrait bientôt s'exporter via Djibouti.
© TONY KARUMBA / AFP

Ismaïl Omar Guelleh conclut trois jours de voyage officiel au Kenya. Le président Djiboutien a rencontré son homologue Uhuru Kenyatta. Les deux pays ont signé mercredi 9 mai quatre accords, sur le commerce, la coopération, les investissements et les exemptions de visa. Un partenariat que les deux Etats veulent solides entre deux économies en croissance et dans une zone de forte insécurité.

Le Kenya décrit Djibouti comme une « fenêtre » pour l'exportation de son bétail. Or selon l'accord signé, les bêtes kényanes devraient à terme faire halte dans le port djiboutien de Damerjog, face à la péninsule arabique. Une infrastructure de soixante-dix millions de dollars encore en construction, où devraient transiter dix millions d'animaux par an.

« Pour nous, ce sera un apport de taxe. Pour le Kenya, ce sera un débouché intéressant vers les pays arabes grands consommateurs de viande, puisque le port d'Aden, au Yémen, n'est pas utilisable », explique Daoud Houmed, porte-parole Europe de la coalition au pouvoir à Djibouti.

« Notre visite est placée sous le signe du renforcement des relations d'amitié et de coopération entre les deux pays et les deux peuples », souligne dans sur son compte Twitter le président de Djibouti. 

Les deux partenaires ont également signé une clause de « nation la plus favorisée » (dit clause NPF) qui permet de faciliter les échanges notamment grâce à des droits de douane réduits.

Enfin, Kenya Airways a signé un compromis pour l'ouverture, d'ici environ un an, d'une ligne directe entre les deux pays. La compagnie pourrait aussi former les pilotes d'Air Djibouti et participer à la maintenance de ses avions.

« Le Kenya et Djibouti ont signé quatre accords pour renforcer le commerce et les relations bilatérales », indique de son côté le président kényan qui publie des photos de la rencontre sur son compte Twitter.

Côté sécuritaire, Kényans et Djiboutiens fournissent des soldats à l'Amisom, la mission africaine en Somalie. « Nous devons consolider notre coopération, car nous sommes dans une région très troublée », a déclaré le président kényan Uhuru Kenyatta.

Cette déclaration intervient alors que l'Amisom a commencé à se retirer et que l'Union européenne doit bientôt renouveler son financement, évalué à 250 millions de dollars par an. Une somme qui pourrait à nouveau être réduite et entraîner un bras de fer avec les pays africains contributeurs de troupes.

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