Crise postélectorale ivoirienne: le procureur répond aux ONG réclamant justice

(image d'archives) Un militaire des FRCI dans la ville de Duékoué, en mai 2011.
© VORYCOAST-SECURITY/ REUTERS/Luc Gnago

Dans une lettre ouverte adressée mardi 8 mai au président ivoirien, Alassane Ouattara, plusieurs ONG de défense des droits humains déploraient la lenteur des procédures judiciaires liées aux crimes et aux exactions commis lors de la crise postélectorale de 2010-2011, qui ont fait plus de 3 000 victimes. Mercredi 9 mai, le procureur de la République leur a répondu, chiffres à l'appui. Il annonce que les derniers procès sur cet épisode douloureux de l'histoire ivoirienne pourraient avoir lieu prochainement.

À peine les ONG de défense des droits de l'homme ont-elles interpellé mardi le président Ouattara sur les lenteurs de la justice, que le procureur général a répondu le lendemain par un communiqué circonstancié.

Selon le haut magistrat, entre 2012 et 2018, trente procès en assises ont eu lieu, impliquant 182 accusés et aboutissant à 149 condamnations. Des peines allant de cinq ans à la prison à vie en fonction de la gravité des faits.

Surtout - indique le procureur Lebry - les procédures qui n'ont pas encore abouti sont sur le point d'être achevées. Ce qui implique que « le cas échéant les personnes incriminées seront passées en jugement lors de la prochaine session de la Cour d'assises », session prévue pour juin à Abidjan. Le parquet s'engage, en déclarant que cela permettra : « d'apurer définitivement le passif des dossiers de la crise postélectorale ».

Des dossiers qui, entre autres, pourraient concerner des chefs militaires pro-Ouattara comme des miliciens pro-Gbagbo. Deux camps antagonistes impliqués selon les ONG et l'Onuci, par exemple, dans les massacres de Duékoué à l'ouest du pays et dans certaines exécutions sommaires ou ciblées dans la capitale économique.

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