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Niger Justice

Leaders de la société civile emprisonnés au Niger: début de l’instruction

Nouhou Arzika et Ali Idrissa en route pour leur prison, le 27 mars 2018.
© RFI/Moussa Kaka

Au Niger, les auditions des leaders de la société civile emprisonnés depuis plus d'un mois et demi ont débuté, ce lundi 14 mai après-midi, et doivent se poursuivre toute la semaine. Le collectif d'avocats qui défend ces leaders de la société civile et les militants, arrêtés fin mars, avait dénoncé vendredi une instruction au point mort lors d'une conférence de presse. Hasard ou non, un nouveau pas a donc été fait ce lundi.

Cette étape était attendue par les avocats qui, depuis des jours, dénonçaient la lenteur de la procédure. Aucun acte d'instruction n'avait jusqu'à aujourd'hui été posé. Selon les avocats, le juge n'avait même pas interrogé les prévenus avant de les inculper et de les mettre sous mandat de dépôt, il y a un mois et demi.

Le collectif d'avocats a d'ailleurs demandé le dessaisissement de ce juge sans avoir gain de cause. Il reste donc chargé du dossier. Cependant, dans les faits, cette semaine, c'est un juge intérimaire qui a été désigné pour débuter les premières auditions.

Ces auditions ont commencé par Nouhou Arzika, président du Mouvement pour la promotion de la citoyenneté responsable. Il a été arrêté le 25 mars dans un cabinet d'avocats.  Il est inculpé d’ « organisation et participation à une manifestation interdite » et de « complicité de destruction de biens publics et privés ».  Avec lui, d'autres militants arrêtés, le même jour, et détenus aussi à Tillabéri ont été convoqués, ce lundi, au palais de justice.

Mardi, si le calendrier prévu est respecté, ce sera autour d'Ali Idrissa et de ses codétenus de la prison de Filingué d'être interrogés et ainsi de suite toute la semaine, les inculpés étant tous dans des prisons à l'intérieur du pays. Ils sont acheminés et interrogés par groupes dans la capitale.

Au total, plus d’une vingtaine de leaders et militants de la société civile sont aujourd’hui sous les verrous, la plupart arrêtés fin mars à Niamey. D’autres ont été arrêtés, courant avril, dans la capitale et à Zinder.

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