Recensement au Bénin: les premiers résultats du RAVIP rendus publics

Cotonou, capitale économique du Bénin (illustration).
© Moritz Attenberger/LOOK-foto/Getty Images

Au Bénin, les premiers résultats du RAVIP, le Recensement administratif à vocation d’identification des personnes, ont été annoncés mercredi 16 mai par les autorités. L'opération a duré six mois, du 1er novembre au 30 avril dernier, pas un jour de plus, avec photo et prises d’empreintes digitales sur tablette numérique. Son objectif : enrôler les habitants, nationaux ou pas, afin d'une part d’établir un registre national et des registres communaux qui seront actualisés et d'autre part d’attribuer une carte avec un numéro d’identification. Ce numéro servira pour tous les actes administratifs.

Le comité qui a piloté l’opération a remis hier à Cotonou le rapport à la Commission de Supervision du RAVIP. Selon le rapport, 10 224 650 Béninois sont allés se faire enrôlés. Le Bénin compte aujourd’hui 11 millions d’habitants d’après la projection officielle.

Pour Joseph Djogbenou, ministre de la Justice et président de la Commission de supervision du RAVIP, c’est une réussite et un désavoeu pour la polémique qu’il y a eu sur sa finalité électorale. « Chacun a découvert l’intérêt qu’il y a à se faire enregistrer puisque au bout du processus des cartes nationales d’identité numériques seront délivrées, précise le ministre. Des numéros personnels d’identification seront attribués à chacun des citoyens. Qui sommes-nous, où sommes-nous et que demandons-nous  à l’administration ? Ce sont là les objectifs attachés à cette administration ; il n’y a pas d’objectifs cachés. »

Plus de 2 millions de personnes ont été enregistrées sur témoignage, faute d’état civil. Et pour ceux qui n’ont pas été recensés, les autorités rappellent que c’est la phase initiale. « Pour ceux qui n’ont pas pu se faire enrôler, l’occasion leur sera offerte par le gouvernement de se faire enrôler dans une phase dite ‘normale’ ; c’est un mécanisme qui sera très tôt mis en place », ajoute Jean Aholou, président du Comité technique de pilotage qui a préparé et suivi l’opération.

On n’a pas encore de date pour la délivrance des premières cartes. En revanche, Joseph Djogbenou a donné une idée du coût de l’opération, menée avec la technologie du groupe français Safran : pas plus de 4 milliards de FCFA.

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