France / Rwanda: le président Kagamé rencontrera le président Macron à Paris

Paul Kagame, ici le 28 janvier à Addis-Abeba, prend la présidence tournante de l'Union africaine. Les dossiers qui l'attendent sont nombreux.
© SIMON MAINA/AFP

Le président rwandais, Paul Kagamé, sera mercredi et jeudi 24 mai à Paris. Cela fait trois ans qu’il n’est pas revenu en France. Officiellement, il sera dans la capitale française pour participer notamment au salon Viva technologies, un rendez-vous international consacré au numérique. Le président rwandais s’entretiendra également, mercredi, en tête-à-tête avec le président français Emmanuel Macron, signe d’un réchauffement des relations entre les deux pays alors que les tensions sont persistantes entre Paris et Kigali depuis 1994 et le génocide rwandais.

Si les deux présidents déambuleront ensemble, jeudi matin, au salon Viva technologies, le temps fort aura lieu la veille. Mercredi, après un déjeuner avec le président français et des acteurs de premier plan du numérique, Paul Kagamé s’entretiendra en tête-à-tête avec Emmanuel Macron et ce, pour la quatrième fois en l’espace de huit mois.

Signe que Paris veut accélérer le rapprochement avec Kigali, la rencontre aura lieu cette fois à l’Elysée où le président rwandais n’a plus remis les pieds depuis septembre 2011. Dans ce dossier, la stratégie française est claire. L’idée, en effet, est de s’appuyer sur sa fonction de président de l’Union africaine (UA) pour établir de nouvelles relations avec Paul Kagamé.

« On préfère parler des sujets qui nous rassemblent et non des sujets qui nous séparent », répète-t-on dans l’entourage du chef de l’Etat français.

Le président en exercice de l’UA porte notamment deux réformes qui intéressent Paris, celle sur le financement des opérations de maintien de la paix et celle sur l’Union africaine. Des sujets dont il devrait être question, mercredi, lors de cet entretien bilatéral.

Les deux hommes devraient également évoquer l'éventuelle candidature de Louise Mushikiwabo, ministre rwandaise des Affaires étrangères, à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Cette candidature, selon Jeune Afrique, serait vue d’un bon œil par l’Elysée, une information que l’entourage du président français ne dément pas.

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