Le principe d'une augmentation du capital de la BAD entériné au sommet de Busan

Le président de la BAD, Akinwumi Adesina, lors d'une conférence de presse au sommet de la BAD de 2017.
© REUTERS/Amit Dave

Les assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) se sont achevées ce vendredi 25 mai à Busan, en Corée du Sud. Quelque 3 000 participants, banquiers centraux, ministres, chefs de petites et grandes entreprises, mais aussi des personnalités de la société ont débattu des moyens d’accélérer l’industrialisation de l’Afrique. La réunion de Busan a surtout permis d’entériner le principe d’une augmentation de capital de la BAD.

Avec notre envoyée spéciale à Busan, Mounia Daoudi

On ne sait pas encore qu’elle sera le montant de cette augmentation de capital ni à quel horizon elle sera conclue. Mais les choses commencent à bouger.

Les gouverneurs ont en effet donné leur accord pour la constitution d’un comité consultatif, qui lancera les premières discussions dès octobre prochain. Un soulagement pour le président de la BAD. Le Nigérian Akinwumi Adesina qui estime que la Banque n’a plus aujourd’hui les moyens de sa mission.

Endettement

L’institution a en effet accéléré ses investissements en Afrique et, pour ce faire, a dû s’endetter auprès des marchés : près de 10 milliards en moyenne en 2016 et 2017. Sans renforcement de ses fonds propres, la BAD risque de perdre son précieux triple AAA auprès des agences de notation qui lui permet d’emprunter à des taux faibles.

Mais le feu vert des gouverneurs ne signifie pas que l’augmentation de capital est pour demain. Les discussions risquent d’être longues. Certains actionnaires non africains de la BAD, n’y étant pas favorables.

Triplement des fonds propres

La dernière augmentation de capital remonte à 2010. Elle avait conduit au triplement des fonds propres de la Banque.

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