La coopération franco-congolaise porte ses fruits dans la lutte contre Ebola

Un employé de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) applique un vaccin pendant le lancement de la campagne contre l'épidémie d'Ebola dans la ville de Mbandaka, en République démocratique du Congo, le 21 mai 2018.
© REUTERS / Kenny Katombe

La coopération scientifique franco-congolaise porte ses fruits alors que la République démocratique du Congo fait face à une nouvelle épidémie du virus Ebola, et qu'une campagne de vaccination a débuté il y a semaine. Deux laboratoires, l'Inserm/IRD à Montpellier et l'Institut National de Recherche Biomédicale (INRB) à Kinshasa, ont permis de confirmer que la souche Ebola identifiée actuellement en RDC est identique à celle qui a sévi en Afrique de l’Ouest entre 2013 et 2015 : la souche Ebola/Zaïre.

C'est une course contre la montre qui s'est engagée. Pour essayer de combattre la maladie, deux laboratoires situés à des milliers de kilomètres des chercheurs et leurs équipes ont isolé en quelques heures le patrimoine génétique du virus : Ebola Zaïre.

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Tout commence avec Placide Mbala. Cet étudiant à Montpellier part de toute urgence pour Kinshasa pour guider les travaux, comme le raconte le professeur Eric Delaporte.

« C’est l’équipe de Kinshasa qui a fait le job, c’est-à-dire amplifier une partie très spécifique du génome. Ensuite, ça a été adressé à Montpellier pour confirmer la nature de la souche, avec des techniques nouvelles : ce qu’on appelle les nouvelles techniques de séquençage. Et cette technique, il était en train de la développer à Montpellier, ce n’était pas encore tout à fait abouti quand il a été obligé de partir d’urgence, donc a pu terminer pour lui cette partie-là et cette technique de séquençage va partir maintenant directement à Kinshasa, dans le service du professeur [Jean-Jacques] Muyembe, avec d’autres professeurs, qui vont faire le travail. »

Une fois la souche du virus identifiée, les médecins ont donc préventivement vacciné « en anneau » c’est-à-dire en forme circulaire à partir du patient infecté, sa famille ainsi que son entourage proche qui a pu l’approcher sans oublier les personnels de santé médecins et infirmiers.

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