Côte d’Ivoire: les revendications de 600 policiers et gendarmes au point mort

Des policiers ivoiriens défilent lors d'une cérémonie pour les 51 ans de l'indépendance de la Côte d'Ivoire, le 7 août 2011 à Abidjan.
© AFP PHOTO/ ISSOUF SANOGO

A Abidjan, les réclamations de 600 policiers et gendarmes à propos du paiement de primes relevant des accords de Pretoria semblent dans l'impasse. Les ministères de tutelle semblent faire la sourde oreille. Alors même que, depuis près d'un an, ces représentants des forces de l'ordre réclament le versement d'une importante somme pour le travail effectué entre 2007 et 2011.

Avec notre correspondant à Abidjan,

Il a été question début mai d'un sit-in devant le ministère de la Défense avant que celui-ci ne soit finalement levé. Ensuite la dernière rencontre en date avec les autorités a eu lieu le 15 mai. Depuis, c’est le silence radio.

Le dialogue est dans l'impasse pour les 600 gendarmes et policiers qui en 2005, au moment de la partition du pays, avaient été sélectionnés et formés par les Nations unies pour sécuriser le territoire ivoirien aux côtés des forces onusiennes. Pour ces actions, ces hommes – qui ont déjà touché une prime de 4 millions de francs CFA – réclament encore 12 millions qui leur restent dus, d’après eux.

« Nous irons toujours dans le sens du dialogue »

Mais, pour le moment, c'est l'impasse comme l'explique l'un de ces membres qui souhaite rester anonyme : « On n’a jamais souhaité troubler l’ordre public. On a toujours œuvré dans le dialogue et entrepris plusieurs démarches. En ce qui concerne nos patrons, ils nous font mariner. Ils ne veulent pas nous rencontrer, ils nous évitent. Ils ne nous ont jamais reçus. Nous ne voulons pas manifester, nous irons toujours dans le sens du dialogue. Nous sommes des gens de loi, donc on ne peut pas agir comme des militaires ».

Tous les gendarmes et policiers rencontrés par RFI insistent sur le caractère pacifique de leur démarche, mais n'en restent pas moins déterminés face aux directions nationales de la police et de la gendarmerie ivoirienne, qui ne semblent pas vouloir céder.

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