Zimbabwe: l’élection présidentielle fixée au 30 juillet

Nelson Chamisa (à gauche), aux côtés de Morgan Tsvangirai à Harare, le 6 février 2013.
© REUTERS/Philimon Bulawayo

Emmerson Mnangagwa s'y était engagé, la présidentielle Zimbabwéenne va donc se tenir le 30 juillet, avec un éventuel second tour le 8 septembre. Les Zimbabwéens doivent également élire ce jour leurs députés et leurs conseillers municipaux. Il s’agira des premiers scrutins dans le pays depuis le départ forcé de Robert Mugabe, après 37 ans au pouvoir.

Deux grands candidats devraient s'affronter lors des élections présidentielles au Zimbabwe. L'actuel président Emmerson Mnangagwa est le candidat de la Zanu-PF, l'ancien parti de Robert Mugabe. Face à lui se dresse Nelson Chamisa, le président du MDC, le parti de l'opposant historique Morgan Tsvangirai, décédé en février.

Je pense qu’il a une très grande chance de l’emporter d’abord parce que la Zanu-PF est le parti historique au pouvoir.
Liesl Louw-Vaudran, chercheuse à l'Institut d'études de sécurité à Pretoria en Afrique du Sud
31-05-2018 - Par Clémentine Pawlotsky

Selon plusieurs observateurs, le président Mnangagwa a de très grandes chances de l'emporter. D'abord parce que la Zanu-PF est le parti politique historique au Zimbabwe. Ensuite parce que cette formation contrôle encore une grande partie du paysage médiatique.

Un autre facteur pourrait jouer en faveur d'Emmerson Mnangagwa, explique Liesl Louw Vaudran de l'Institut d'Etudes de sécurité à Pretoria : la diaspora zimbabwéenne ne pourra pas voter lors de ces élections. C'était pourtant une requête des dirigeants de l'opposition.

Les scrutins de juillet n’intéressent pas que les Zimbabwéens. L’Union européenne enverra effectivement des observateurs, une première depuis 2002. Ceux-ci vont examiner le vote et surveiller les plaintes qui pourraient être déposées après les élections. Un protocole d'accord en ce sens a été signé lundi 28 mai entre Bruxelles et Harare. Ce retour des observateurs internationaux correspond à une volonté des autorités zimbabwéennes, qui tentent de renouer avec l'Occident et donc avec les investisseurs étrangers.

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