Burkina Faso: procès du putsch manqué de 2015, l'impatience des parties civiles

Les généraux Gilbert Diendéré et Djibrill Bassolé, cerveaux présumés du coup d'État manqué de 2015.
© AFP/Ahmed Ouoba

Le procès du putsch manqué de septembre 2015 au Burkina Faso va-t-il bel et bien entrer dans le vif du sujet et dépasser les questions de procédures ? Lors de la dernière audience du 25 mai, le procès a de nouveau été renvoyé au 12 juin. Le président de la cour militaire a assuré que, cette fois-ci, les premiers interrogatoires allaient commencer. Les parties civiles s'impatientent et reprochent à la défense de jouer la montre. Il faut savoir que plusieurs avocats de la défense ont quitté le procès pour protester contre les violations des droits de leurs clients. Parmi eux, ceux du général Gilbert Diendéré, un des cerveaux présumés du putsch. En revanche, ceux du général  Djibrill Bassolé, l'autre grand figure du procès, ont fait le choix de rester. Faut-il y voir une stratégie de défense différente entre les deux principaux accusés ? « oui », répond Aziz Dabo, porte-parole de la Nafa, le parti de Djibrill Bassolé de passage à Paris.

Les avocats de Djibril Bassolé voudraient aller le plus vite possible au fond du dossier.
Aziz Dabo, porte-parole de la Nafa
03-06-2018 - Par Carine Frenk

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